En réponse aux lettres que nous avons envoyées à nos élus, voici une nouvelle réaction, celle de la député des Deux Sèvres, Geneviève Gaillard, qui interpelle par écrit Mme Bachelot ! Bravo !

Continuez donc à écrire à vos élus, ça porte ses fruits !… Lire la suite »

Nom et adresse

Le                                    2009

Madame ou monsieur la ou le député / sénateur

Télécharger la lettre: lettre-deputes-v2

Objet : clarification de la législation concernant les massages.
Madame ou monsieur la ou le député, sénateur, le législateur,

Je m’adresse à vous en tant que citoyen(ne) soucieux(se) de nos libertés individuelles et de notre santé. Cette requête concerne particulièrement la situation des massages-bien-être.

• Attendu que j’ai pu bénéficier de séances de massage bien-être, à l’instar de plusieurs centaines de milliers de français, je peux attester des bienfaits qu’ils m’ont procurés. Cela m’a apporté une détente bienfaisante qui contribue à une bonne prévention santé et m’évite de ce fait de peser sur le budget de notre Sécurité Sociale ;

• Attendu que je distingue parfaitement les massages médicaux thérapeutiques, codifiés et dispensés par les kinésithérapeutes D.E. d’une part, et les massages bien-être, dont la fonction est de détente et bien-être sans visée médicale ;

• Attendu que les praticiens de ces massages bien-être sont directement menacés de poursuite par le tout récent « Ordre des kinésithérapeutes » ; il s’agit d’une part des praticiens en massages bien-être dûment formés par des écoles sérieuses et regroupés au sein de la Fédération Française de Massages-bien-être,  mais aussi des esthéticiennes, infirmières, coiffeurs, parfumeurs, soigneurs, hydrothérapeutes, infirmiers, aides-soignants, etc., dès que quelqu’un prend l’initiative - dans quelque domaine que ce soit - de toucher et masser son prochain. Continuellement menacés, de nombreux soignants hésitent aujourd’hui à toucher leurs malades : un comble !  Beaucoup d’entre eux avouent se cacher pour dispenser ce soin. Tous expriment leur lassitude vis à vis des pressions des kinésithérapeutes.
De même, les Directeurs de centres hospitaliers ou d’ IFSI,  MJC, Centres médicaux sociaux, Villages vacances, organisateurs de salons de bien-être, etc – sont inlassablement harcelés, intimidés, voire menacés de poursuites judiciaires.
Ainsi, les techniques de « massage-minute du conducteur », c’est-à-dire la  fameuse  « pause – détente » en position assise, habillé, dans le but reconnu de promouvoir sur les aires autoroutières la sécurité des automobilistes – techniques qui ont d’ailleurs reçu les félicitations de la part du Ministère des transports –  à la satisfaction unanime de plus de 40.000 “massés” assis et habillés, dispensée pendant 7 ans, ont fait l’objet d’un dépôt de plainte en correctionnelle contre les différents intervenants qui les pratiquent.
• Attendu que je ne peux pas bénéficier de massages bien-être auprès de kinésithérapeutes. En effet, ceux-ci se disent “‘masseurs” mais n’ont paradoxalement reçu aucune formation de ce type. Leurs études officielles ont  ignoré totalement la formation au toucher et les différentes approches des massages de détente, de confort, de relaxation, d’empathie. Si une petite partie de la profession des MKDE les pratiquent (parce qu’ils ont suivi des formations spécifiques dans des écoles privées, ceux là d’ailleurs ne posent aucun problème), la grande majorité des autres ne s’y intéresse même pas ; ils s’occupent en général de plusieurs patients simultanément, ce qui est incompatible avec les massages bien-être.
Les kinésithérapeutes  n’ont par conséquent pas le monopole à pratiquer le massage sous le seul prétexte que le terme “masseur ” est inscrit dans leur diplôme et attaché par un trait d’union à leur véritable profession de “kinésithérapeute-rééducateur”.
Or 75% des Masseurs-Kinésithérapeutes (analyse des réponses au questionnaire de ‘’la lettre de l’adhérent’’ n° 3 publié dans le journal de la Fédération Française des Masseurs-Kinésithérapeutes en janvier 2003), sont persuadés que si d’autres personnes pratiquent le massage, la faute en revient aux MKR eux-mêmes, qui ont abandonné cette technique dès lors qu’elle ne concernait pas des actes thérapeutiques pris en charge par la Sécurité Sociale (et qu’elle n’était pas enseignée dans leurs écoles).
• Attendu que la France est  un des rares pays au monde où se pose ce problème et cela uniquement du fait de ce décret de 1996, flou, qui ne fait pas clairement la différence entre  massages médicaux, thérapeutiques et les autres,  le soin de bien-être, et le toucher sous toutes ses formes.
Cette curiosité typiquement française concerne le massage. En effet, celui-ci est, d’après l’article L 4321-1 du Code de la Santé Publique et l’ordonnance du 15 juin 2000, exclusivement réservé aux Masseurs-Kinésithérapeutes-Rééducateurs (MKR) diplômés d’Etat, que cela soit à but thérapeutique, médical ou non, pratiqué manuellement ou non. Ce texte exclut donc tout ce qui concerne le massage de Bien-Etre, de confort, de détente, sans but thérapeutique, médical, exercé par des non-kinés, comme cela se pratique partout dans le monde depuis des millénaires.
Je refuse de renoncer à ces massages bien-être, menacés dans la situation actuelle de disparition, ou de devoir honteusement aller à l’étranger en recevoir !

• Attendu qu’à ce jour, les juges ont pris la mesure des enjeux et ont quasiment toujours donné raison aux praticiens M.B.E. et débouté l’Ordre des kinésithérapeutes, en première instance, appel et cassation, ainsi  qu’en atteste un livre(1), à tel point que l’Ordre des M.K. D.E. a quasiment renoncé à porter plainte, et se cantonne à des intimidations persistantes ;

• Attendu que le métier de praticien en massage bien-être se développe professionnellement et rapidement, et compte plusieurs milliers de praticiens, il y a là un gisement d’emplois considérable qui concourt à la lutte contre le chômage.
Si l’on prend comme exemple l’Europe du Nord, pays dans lequel un grand nombre de Massothérapeutes pratiquent le massage en toute légalité, ou la Suisse qui vient d’inscrire l’utilité des médecines douces dans sa Constitution, ce projet permettrait, à terme, de créer de nombreux emplois, de diminuer le déficit de la Sécurité Sociale et d’améliorer le Bien-Etre de nombreux français qui se sentent responsables de leur santé.

• Attendu que ces praticiens en massage bien-être payent légalement de la TVA, ce qui n’est pas le cas des kinésithérapeutes ; en tant que gestionnaires du budget de l’Etat, vous ne pouvez pas négliger cet aspect de la situation ; il serait également intéressant de chiffrer les économies que permettent de réaliser les massages bien-être à la Sécurité Sociale ;

• Attendu qu’a été lancée en avril 2009, une action nationale pour la reconnaissance des massages bien-être, laquelle recueille un vif intérêt non seulement de la part du public (30 000 visites bu blog www.agir-massages-bien-etre.org en deux semaines, et en 3,5 mois : 6 100 signatures de notre pétition au 1er mzrs 2010, 700 commentaires éloquents, que je vous invite à lire pour prendre la mesure des attentes de vos électeurs), que des professionnels de la santé et de certains kinésithérapeutes qui sont excédés des exigences de leur « Ordre » et qui comprennent parfaitement le ridicule de ces attaques ; notre action a également les faveurs des medias, et nous vous assurons que nous mettrons tout en œuvre dans ce sens ;

J’ai l’honneur de vous demander, comme des dizaines de milliers de mes concitoyens, de mettre fin à toutes ces attaques qui sont frein à l’accès aux soins de confort pour l’ensemble de la population, un frein au développement harmonieux d’une activité économique, un frein dans la communication dans les établissements hospitaliers via les aides-soignants qui touchent fréquemment les malades pour les aider à se détendre ; ces attaques donnent de la France une image rétrograde et corporatiste.

Vous seul en avez le pouvoir.  Il vous suffit, pour clarifier la situation, de changer deux mots dans le texte du  décret du Code de la Santé Publique de 1996 pour que des milliers de professionnels des corps de métiers de la santé, du sport, du spectacle et de la beauté puissent dispenser ces véritables soins de bien-être, avec le savoir-faire qui est le leur,  sans cette épée de Damoclès suspendue au dessus  leur tête par  quelques kinésithérapeutes dont les motivations sont, vous l’avez compris, éloignées des préoccupations de santé publique.
Je vous remercie par avance d’accéder à notre demande. J’attends de votre part une réponse écrite que je me réserve le droit de publier dans notre département et nationalement.

Comptant sur votre intelligence et votre souci d’équité, et du bien-être et de la santé de tous les français, croyez en l’assurance de toute ma considération.
Bien cordialement,
Signature :

(1) L’Affaire Massage Bien-Etre, Joël Savatofski, éditions Yves MICHEL

Trois messages parmi les quelques 700 du blog : www.agir-massages-bien-etre.org
Envoyé le 23/04/2009 à 22 h 18 min
Appelons un chat un chat : de plus en plus de personnes bien formées sans être kinés pratiquent le massage en France en respectant des codes de déontologie et répondent à une demande de plus en plus grande, sans que cela coûte un centimes à la sécu. Face à cette réalité, le combat des kinés est un combat d’arrière garde qui devient de plus en plus une anomalie quand on regarde ailleurs en Europe. Il faut que la législation change devant un mouvement sociétal de fond qui ne doit pas être capté par une corporation. Le massage aujourd’hui ne se limite pas à une demande médicale. Il répond à l’émergence de nouveaux modes de relations à soi-même et au toucher de l’autre. Les kinés ne répondent pas à cette attente alors que de nombreux autres professionnels sérieux le font : ils ont le droit de pratiquer le massage et chacun de recevoir un massage par eux. C’est une question de liberté.

Philippe
Et :
Envoyé le 23/04/2009 à 18 h 20 min
Savoir se respecter et respecter l’autre fait partie de ma devise, nous avons chacun nos places dans le domaine massages ; praticienne de massages bien être , je ne prendrai jamais la place des rééducateurs Kinésithérapeutes, chacun sa place.
Trouveront-ils seulement le temps de masser une personne durant 60 minutes ?
Je ne pense pas, vu que souvent les cabinets fonctionnent à plein avec plusieurs personnes en même temps dans des salles différentes avec leurs patients sur des appareils de rééducation…

Soyons ZEN, sans guerre, avec seulement de l’humilité pour partager harmonieusement le meilleur de nous auprès des autres.
Merci et bon courage
Magali  ——————————————-

Merci pour ce blog qui a tout son sens …
Je suis moi aussi praticienne en massage de Bien Etre formée à l’Institut Joël Savatofski. Je suis installée depuis 18 mois, j’ai eu mes 2 courriers d’intimidation des MK, ce qui ne m’a jamais arrêté ni dans ma pratique ni dans l’utilisation du mot massage.

Les clients ne s’y trompent pas, ils ne viennent pas chez nous avec les mêmes attentes que chez les MK, il n’y a qu’une minorité de kinés qui poursuivent sans relâche délations et fabulations à notre encontre, Yves a raison de parler de harcèlement. Mais la cause est juste et noble, alors oui je continuerai à la défendre pour un jour obtenir une réelle reconnaissance de notre profession, avec tout le sérieux que cela sous entend. Merci à tous de tenir et d’y croire, l’union fait la force.
Belle détente à tous.
Une praticienne en Massages bien-être.

Petit cours de droit: du neuf !
« MASSAGE », la fin du monopole Masseurs-Kinésithérapeutes Diplômés d’Etat.

par THIEU Olivier, diplômé du centre d’études des techniques financières et d’ingénierie à la Faculté d’AIX-MARSEILLES III et titulaire d’un MASTER II en droit et études européennes, option Sciences Criminelles à la faculté de droit Robert-Schuman de STRASBOURG.
et PRATICIEN EN MASSAGE BIEN-ETRE ! Lire la suite »

 

Manosque, le 2 juin 2009

 

À CDOMK 04

Route de l’Hôte

04160 L’Escale

 

Copie : ORMK, ONMK, Madame la Ministre de la santé

 

 

Messieurs et chers collègues,

 

Avez-vous bien reçu ma lettre du 2 mars dernier? L’auriez-vous égarée? Me faudra-t-il vous en envoyer un exemplaire par courrier recommandé pour que vous preniez acte que mes propos ici ne sont pas de simple circonstance, ne sont pas divagation d’un esprit en peine?

 

Dérogeriez-vous à l’article R.4321-99 qui stipule : « Les masseurs-kinésithérapeutes entretiennent entre eux des rapports de bonne confraternité ».

 

En application d’un tel article que j’ai été contraint d’approuver, je vous réclame une réponse. Afin de vous faciliter la tâche et de vous éviter de fastidieuses recherches dans les arcanes de vos archives, je vous rappelle les termes de mon précédent courrier:

 

« Je vous prie de prendre le temps de m’excuser de n’avoir pas renvoyé ma déclaration d’engagement, suite à la publication du code de déontologie de la profession de Kinésithérapeute, plus tôt.

 

Il me semblait nécessaire, avant de signer un tel engagement, de lire attentivement ce document dans ses détails.

 

Je tiens à souligner d’entrée la difficulté à comprendre toutes les implications juridiques d’un code qui fait sans cesse référence à des articles L, sans en mentionner ni l’origine, ni permettre aux lecteurs de prendre connaissance de ces textes de référence. Il est vrai que nul n’est censé ignorer la loi, mais sa complexité fait que nous n’avons pas tous, comme livre de chevet, les ouvrages de droit aux quels vous faites référence.

 

Vous comprendrez aisément ma difficulté à signer un code qui fait référence à la fois  à « ma liberté de pratiquer les actes que j’estime appropriés » (Art. R. 4321-59), et, d’autre part l’obligation qui m’est faite de m’interdire toute divulgation d’une nouvelle pratique insuffisamment éprouvée (Art. R. 4321-65), de n’assurer que des soins « fondés sur les données actuelles de la science » (Art. R.4321-80), d’élaborer mon « diagnostic » en m’aidant « dans toute la mesure du possible des méthodes scientifiques les mieux adaptées » (Art. R.4321-81).

Vous ne pouvez ignorer que, dans notre champ disciplinaire, très peu de recherche rigoureuses peuvent venir valider nos techniques pour la simple raison que si notre pratique devait relever d’une science, celle-ci ne pourrait être qu’une science humaine, soumise donc à une part d’empirisme. Dois-je vous avouer que cette volonté expresse de s’en référer aux uniques critères scientifiques alors que la science elle-même, dans des domaines qui nous touchent de près telles que les sciences cognitives, les neurosciences, la biologie, etc.… font de plus en plus état d’incertitudes quant à notre connaissance du vivant. Sans aller jusqu’à accuser de telles formulations de « scientisme », il est quotidien d’observer la fragilité des diagnostics et investigations menées, au nom de ces mêmes dogmes, car inscrits dans leur propre code de déontologie, par nos collègues médecins. A trop en référer à des « méthodes scientifiques » d’investigation, un bon diagnostic se doit d’être étayé par une multitude d’examens onéreux, le simple toucher, ou la subtile connaissance de la personne ne permettant plus à nos collègues la moindre crédibilité. 

Vous n’êtes pas sans savoir non plus que les laboratoires de recherche susceptibles de s’intéresser à nos pratiques ne sont pas légions pour une bonne raison : la priorité est donnée à la recherche pharmaceutique.

Signer sans lire et sans vous demander d’éclairage, en la circonstance, serait accepter de vous voir contester ma pratique, qui sort, il est vrai, des sentiers académiques et conventionnels, puisque la plupart de mes « patients » (qui sont pour moi des « élèves ») viennent me voir du fait du bien être qu’eux-mêmes, ou des personnes de leur entourage, ont pu ressentir à ma proposition de ne plus travailler qu’avec, comme outil, la Méthode Feldenkrais d’éducation somatique.

Or cette méthode de travail, éprouvée en de multiples pays par la pratique de son fondateur, Moshé Feldenkrais dont les liens avec Boris Dolto et André de Sambucy étaient connus, et des praticiens, kinésithérapeute ou non, ne bénéficie, pour les raisons invoquées plus haut, dans l’espace francophone, d’aucune validation par une quelconque recherche « scientifique ».

Devrai-je, au nom des articles cités ci-dessus, ranger mes huit années d’expérience avec cette méthode au magasin des accessoires, dans l’attente qu’un hypothétique chercheur se penche sur ses qualités ? Devrai-je m’interdire d’exercer en mon âme et conscience avec une approche qui permet à mes élèves d’apprendre un usage d’eux-mêmes qui les rend capables de se soustraire aux difficultés aux quelles ils sont soumis dans leur exercice professionnel ou environnemental (ce qui serait, par ailleurs conforme à l’article R. 4321-90 de ce même code) ?

Vous comprendrez aisément ma difficulté. Je vous demande expressément donc, de me dire que la Méthode Feldenkrais fait bien partie de l’arsenal disponible pour les kinésithérapeutes, de m’autoriser à en poursuivre la pratique et de me permettre de mettre en place les recherches et publications nécessaires à l’approfondissement des connaissances qu’elle permet de délivrer dans le sens d’une éducation à la santé qui relève, si j’en juge ce même code, de nos missions.

 

Sans réponse expresse de la part de l’ordre départemental ou national, je devrai me considérer comme mis au ban de notre communauté professionnelle et donc envisager de quitter à la fois le secteur conventionnel et mon titre de kinésithérapeute.

 

Je tiens à vous signaler que, par soucis éthique, je me sens obligé d’informer mes « patients » de la présente, mon avenir, en ce qui concerne la possible prise en charge de leurs traitements dépendant bien évidemment de votre réponse.

 

En cas de réponse favorable de votre part, je me plierai alors à l’obligation formulée de vous soumettre tous les documents à visée d’information que je publierai, que ce soit mes articles comme les invitations à participer à des leçons collectives de Prise de Conscience par le Mouvement sous forme hebdomadaire ou de stages…

 

Je n’alourdirai pas d’avantage ma missive sinon par cette dernière remarque : en l’article R. 4321-98, il est stipulé que « les honoraires du masseur-kinésithérapeute sont déterminés avec tact et mesure, en tenant compte de la réglementation en vigueur, des actes dispensés ou de circonstances particulières. » Vous n’êtes pas sans ignorer que notre conventionnement nous interdit toute pratique de dépassement d’honoraire. Pourrez-vous m’expliquer quel tact et quel mesure justifie que l’acte individuel d’une durée de trois quart d’heures à une heure et la pratique intensive d’une kinésithérapie alignant les postes de rééducation soient payés au même tarif de 18,36€ en moyenne, le premier praticien étant condamné de fait à l’indigence de sa condition, le second pouvant se permettre vacances et sorties du fait du nombre d’actes multipliés ?

 

Je vous remercie des lumières que vous apporterez à mes observations. Il va de soit qu’une non réponse ne me permettant plus d’exercer dans les conditions actuelles, je me préparerai aux changements d’orientation que votre ordre m’aura imposé.

 

Dans l’attente, je vous prie d’agréer, Mesdames et Messieurs, chers collègues, l’expression de mes plus respectueuses salutations. »

 

Depuis, chaque instance de votre ordre me harcèle pour répondre à un questionnaire pseudo scientifique tendant à nous prouver que « l’honneur » (sic) de la profession passerait par la manière dont les uns ou les autres nous traiterions les lombalgies, les problèmes respiratoires et autres pathologies…

Invité le 23 janvier à Paris, à animer un atelier de présentation de la Méthode Feldenkrais (par ailleurs abordée dans les post-formations proposées à Bois-Larris), aux journées de la Société Française de Kinésithérapie, j’ai cru pouvoir espérer que la dimension humaine de notre travail, qui ne se limite pas à traiter des dos douloureux ou des poumons encombrés, mais à s’occuper de personnes en souffrances, serait encore d’actualité.

Je découvre avec effarement, dans le journal de l’ONMK, que cette société, sous les applaudissements, s’est aujourd’hui transformée en « Société française de physiothérapie », avec la bénédiction de notre ordre, si prompt à défendre « l’honneur » (resic) de la profession…

L’honneur ne se défend pas, Messieurs, il est, ou il n’est pas. On ne peut organiser les choses sous l’unique angle des poursuites judiciaires, contre les pratiquants du massage de bien être, contre les confrères récalcitrants à obtempérer en adhérent à votre institution, sans que l’honneur de la profession ne soit, déjà, remis en question. Nous sommes un certain nombre à penser que votre présence était inutile et ne ferait qu’ajouter un échelon administratif de plus à notre pratique qui n’en avait nullement besoin. Le déroulement des choses vient nous conforter dans cette opinion…

Comment, en effet, pourrez vous m’expliquer que j’ai pu travailler 28 ans dans ce métier sans avoir d’autre démarche gratuite à faire que m’inscrire à la DDASS de mon département, et qu’aujourd’hui, pour faire le même métier, il me faille débourser, chaque année, 280€ auprès d’un organisme dont le glissement progressif vers un appauvrissement de notre travail, réduit à la physiothérapie, est patent…

 

L’honneur de la profession passerait-il par la mise aux oubliettes de tous ceux, nombreux, qui osent encore croire en ce métier, et ont une pratique individualisée (quasiment non rémunérée), tels les méziéristes, praticiens Feldenkrais et autres spécialités dont la ressource humaine est notoire?

 

Le jour où vous ne serez plus que l’ordre des physiothérapeutes, comment justifierez vous notre présence dans vos rangs? Par un honneur qui oublie sans état d’âme et livre à leur triste sort une frange non négligeable de praticiens? Ou par la seule lucrativité de notre présence, ce qui serait contraire à l’article R.4321-67 de notre code de déontologie (« La masso-kinésithérapie ne doit pas être pratiquée comme un commerce… »?

 

Je demande à Madame la Ministre de la santé, qui recevra copie de ce courrier, de prendre les mesures nécessaires à faire cesser le trouble occasionné à la profession par un ordre désuet et inutile.

 

Bien entendu, je n’aurai pas les moyens de poursuivre ma démarche, y compris sous les formes judiciaires qui devraient s’imposer devant un tel comportement. Je rappellerai simplement que la « confraternité » en vogue dans vos rangs nous laissait la possibilité de payer notre cotisation en six mensualités. Mes finances étant fort peu reluisantes, j’ai demandé cette facilité. Quelle ne fut pas ma surprise de voir arriver trois prélèvements successifs de ma cotisation, sans tenir compte de l’étalement demandé: vous parlez d’honneur et de confraternité?

 

Et comme ma précédente lettre est restée sans suite, qu’il semble qu’il vous faille l’épreuve de force pour sortir de votre triste réserve, je décide de rendre publique celle-ci, sur mon blog (www.conscience-en-mouvement.com), en l’envoyant à la presse locale et en la diffusant de telle sorte qu’elle puisse avoir la plus grande audience possible…

 

En espérant que cette publicité sur la vraie nature de votre institution vous fera sortir de votre pesant silence…

 

Xavier Lainé

Kinésithérapeute DE 1981

Praticien certifié de la Méthode Feldenkrais.

En Mai 2008, j’ai participé à la « Journée Sports d’Eau » chez Decathlon à Wittenheim (Haut-Rhin), en proposant le massage assis afin de le faire connaître et de le développer dans ma région.

Trois fois, au courant de cette journée, pendant mon travail et en présence de clients qui attendaient leur tour, j’ai été attaquée, insultée, diffamée par des kinés (2 hommes et une femme), qui arrivèrent un le matin, un autre l’après-midi et le troisième le soir, m’accusant de pratiquer de façon illégale la kinésithérapie en raison de mon pannau publicitaire portant les termes de « Massothérapeute diplômée aux Etats-Unis » et me disant que je n’avais pas le droit de faire de publicité et que je devais immédiatement arrêter mon activité. Leur opération « commando » était apparemment très bien organisée tout au long de la journée et dans un seul but : l’intimidation et l’acharnement. Lire la suite »

Sites en synergie

24 avr 2009 | Yves Michel | Actualités - agenda | Commentaires désactivés

Chers internautes,

voici des sites internet qui nous semblent intéressants et qui partagent une partie de notre combat pour les libertés civiques dans le domaine du bien-être et de la santé.

Vous êtes bienvenus de nous en signaler avec votre appréciation personnelle: ym@yvesmichel.org

Les éditions Yves MICHELpublient des livres pour une société plus humaine, écologique et où chacun aura sa place. Parmi ceux-ci, L’Affaire Massage Bien-Etre, de Joël Savatofski, qui est le récit des divers procès et des considérations connexes; procès qui ont tous été gagnés par l’auteur.

Nota : cette page n’a pas pour vocation de mettre en lien des sites commerciaux (exception faite de la présentation ci-dessus)

Bonjour,

bravo à vous pour votre élan enthousiaste !

Grâce à vous, nous avons déjà eu, en une dizaine de jours, plus de 30 000 visiteurs, vous avez déposé 500 commentaires, et presque 3000 ont signé la pétition ! (attention toutefois, un certain nombre n’ont pas confirmé, la demande de confirmation est-elle allé s’échouer dans vos “éléments indésirables”? Ou bien vous avez mal saisi votre adresse, donc vous n’avez pas reçu la demande de confirmation…Vérifiez !)

Vos témoignages sont vraiment éloquents et attestent de l’anachronisme de notre situation: lisez les pour vous remonter le moral !

Désormais, nous sommes en train de peaufiner notre “lettre aux élus” et vous la présenterons sous peu.

D’autre part, connaissez-vous des personnalités ? Peut-être en massez vous parfois ? Sensibilisez les à notre action, ce serait bien qu’on en parle partout ! Et toutes vos idées sont bienvenues !

Yves MICHEL

Voyez ce qui se passe dans l’immense majorité des cas ! Et sinon, faites appel à nous: nous sommes désormais nombreux et nous vous soutiendrons ! Y.MICHEL

Merci pour ce blog qui a tout son sens …
Je suis moi aussi praticienne en massage de Bien Etre formée à l’Institut Joël Savatofski. Je suis installée depuis 18 mois, j’ai eu mes 2 courriers d’intimidation des MK, ce qui ne m’a jamais arrêté ni dans ma pratique ni dans l’utilisation du mot massage. Lire la suite »

Nous vous avons invité à porter ce débat partout où c’est possible. L’un de vous l’a fait sur le site Doctissimo, en termes très corrects, jugez par vous-même:

2nilamalis Posté le 14-04-2009 à 04:17:14  profilanswer
Bonjour à toutes et à tous,

Comme moi, vous appréciez les massages de bien-être,
signez la pétition, sur www.agir-massages-bien-etre.org
Lire la suite »

Parmi les nombreuses anecdotes  venues à moi, voici celle que m’a racontée une de mes ex élèves, praticienne de massage bien-être :

« Mme P., une de mes clientes, a des séances de rééducation chez une kinésithérapeute, à ce point douloureuses qu’elle envisage d’y renoncer ; les hasards du calendrier font que le jour de la rééducation, Mme P.  s’offre une séance de massage bien-être dans mon cabinet. Ce jour-là, sa séance kiné a été beaucoup moins douloureuse. Renouvelant l’expérience, Mme P. constate que la rééducation est mieux supportée après son passage chez moi. Sans lui préciser la raison de sa demande, Mme P. a suggéré à sa kinésithérapeute de commencer par un massage-détente. Peine perdue, elle ne sait pas, elle ne fait pas. Elle a donc continué, mais à ses frais, ses séances de massage bien-être avant chaque rééducation. La kinésithérapeute, ignorant les faits, s’est contentée de constater que « ça va nettement mieux ».
En tout cas, il y a trop souvent tromperie sur l’étiquette. C’est pour cela que je me refuse depuis longtemps à appeler mes ex-confrères « masseurs kinésithérapeutes ». Kinésithérapeutes-rééducateurs ok, mais masseurs, non !
Il ne faut pas s’étonner alors que, face à cette carence évidente en toucher/masser – remplacé parfois uniquement par un appareil mécanique ou électrique (!) - les usagers et patients se tournent vers d’autres acteurs.

Extraits du livre « L’affaire massage bien-être » de Joël Savatofski (éd. Yves MICHEL)

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