Briançon: le salon du bien-être, organisé par l’association “Les Enseignes de Briançon” a dû être reporté suite aux intimidations de l’Ordre des kinésithérapeutes, selon ce qu’en dit M. Letinturier, président de cette association, dans Le Dauphiné Libéré du 17 avril 2009  !

Voilà où mène cette situation déplorable… Nous soutenons ce salon et encourageons ses organisateurs à ne pas céder à ces intimidations non fondées ! Qu’ils fassent comme la Ville de Tours qui a maintenu son projet !

Y.MICHEL

PRESENTATION DE LA FFMBE

Notre Fédération œuvre avec détermination, pour structurer les formations, les pratiques et les objectifs des massages-bien-être(*). L’objectif est d’asseoir une reconnaissance légitime et un meilleur encadrement professionnel de cette activité en France. Depuis plusieurs années, notre fédération se donne les moyens d’être un acteur constructif, garant de la qualité des formations proposées, de la compétence et du sérieux de ses membres, afin d’offrir au Grand Public-Usager une information claire, rassurante et déontologique.

Elle rassemble des professionnels certifiés en massages-bien-être, signataires d’un code de déontologie et d’un règlement intérieur, répondant fidèlement aux conditions d’adhésion, exerçant leur métier avec passion, compétence et éthique.

Sa force s’impose dans la réunion de pionniers, de praticiens, d’écoles de formations spécialisées et d’institutions impliquées dans le domaine des massages-bien-être.

En vue de constituer un pôle professionnel incontournable, la FFMBE est déterminée, en coopération avec d’autres organisations oeuvrant pour la même cause, à se faire reconnaître et à devenir l’interlocuteur principal auprès des pouvoirs publics, institutions et des médias. Vous trouverez sur le site internet tous les documents relatifs à l’adhésion, les communiqués, les informations pratiques, l’actualité de notre fédération….

Samir SALIBA, président de la FFMBE (Fédération Française de Massages-Bien-être) www.ffmbe.fr

Visualiser notre plaquette

(* )Les praticiens de la F.F.M.B.E. ayant comme intention et finalité le bien-être de la personne, les techniques pratiquées en l’absence de diagnostic et de traitement thérapeutique, ne s’apparentent, ni dans les contenus ni dans les objectifs, à la pratique de la masso-kinésithérapie, ainsi qu’à toute  pratique médicale quelconque.

Différence, opposition, complémentarité ?
Massage bien-être et massage médical
Essai

Par Joël Savatofski(*)

Le bien-être est une valeur qui explose. Le stress de la vie actuelle, les ruptures familiales, mais aussi la modernité de la société favorisent le besoin de détente et de contact. Par exemple, l’esthéticienne affichait jusqu’alors une offre exclusivement « beauté ». Aujourd’hui cette offre est devenu « beauté bien-être » et propose dans son menu des prestations relaxantes dont le massage est le soin majeur. Les praticiens de bien-être, les centres de massage se multiplient, un peu partout, ainsi que les salons et congrès. A Paris ce sont près de 600 centres et SPA qui se sont crées en quelques années.
La culture zen a remplacé la culture « biceps ». Dans la vie quotidienne le « massage bien-être » se popularise et se développe dans tous les secteurs, y compris en milieu hospitalier. Même les entreprises ont compris que pour rendre leurs collaborateurs plus performants ou simplement plus heureux dans leur travail, l’apport de bien-être se révélait plus efficace que de marcher sur les braises ou de sauter en élastique.

Que signifie apporter du bien-être ?
L’apport de bien-être est basé sur la qualité relationnelle. Cette valeur qui porte une dimension d’empathie, une intention bienveillante de donner du bien être, prend toute sa signification dans le massage. Mais pas n’importe quel massage !
Pas celui qui est pratiqué dans les cabinets de kinésithérapie (quand il est pratiqué!) et qui répond à une autre définition, très “réductrice” et avant tout technique : « On entend par massage toute manoeuvre externe réalisée sur les tissus qui comporte une mobilisation ou une stimulation méthodique mécanique ou réflexe de ces tissus ».
Pour éviter toute confusion entre le massage thérapeutique (massage « anatomique ») et le massage bien-être, j’ai personnellement choisi le terme de « Toucher-massage® » qui est plus approprié puisqu’il inclut la notion de contact (avec tact) et parce que la valeur ajoutée d’un massage bien-être de qualité réside dans l’intention, l’attention et l’intuition du praticien, précisément présentes dans le toucher.
Le masseur kinésithérapeute - et ce n’est pas un secret - pratique de moins en moins le massage. Mais quand il l’utilise, c’est avant tout comme outil thérapeutique complémentaire d’actions bien précises, parfois même remplacée par des appareils (vibro-masseur, ultra son,bottes-pression, etc…).
Par contre une séance de « massage bien être » va faire autant appel à toutes les qualités que l’on trouve dans un toucher bienveillant (tact, douceur, présence, recherche de la « juste distance (1), qu’aux mouvements proprement dits de la main, sans oublier l’environnement, sécurisant et agréable propice au relâchement. Dans la démarche bien-être, tous ces aspects vont se mélanger, se compléter, se combiner à l’infini en une gestuelle fluide et douce qui parfois s’apparente à la danse.
Le meilleur kinésithérapeute peut se révéler un piètre « masseur-bien-être » ; parfois il peut faire plus de mal que de bien dans ce domaine, en privant en quelque sorte son « patient » de son besoin de cocoon, de détente, de plaisir d’être touché et valorisé, frustration souvent mal vécue. Beaucoup trop de professionnels, quels qu’ils soient, massent sans âme. Ne vaut-il pas mieux une main chaude, chaleureuse, présente, qu’une mécanique bien huilée plaquant gestes et manoeuvres codifiés sur un corps objet ?
Le « massage bien-être », c’est bien sûr la main mais beaucoup le coeur.
Cette dualité entre “massage anatomique” et “massage bien-être” me fait penser aux difficultés de même nature rencontrées autrefois par la danse contemporaine face à la dictature de la danse classique. (La même comparaison vaut pour les gyms proposées il n’y a pas si longtemps par les profs officiels et les gyms douces venu bousculer les idées reçues dans le cadre de cette discipline).
Dans la plupart des cas, on sait combien les innovations ont pu adoucir certaines pratiques particulièrement autoritaires et sectaires. Tout ce que peuvent apporter les praticiens de bien-être dans leur façon de faire et d’être est donc à considérer avec le plus grand respect même
s’ils remettent en cause bon nombre d’habitudes et de fonctionnement établis.
En tout cas, pour moi comme pour vous, un « bon massage », c’est d’abord celui qui apporte du bien-être à l’individu qui le reçoit.
C’est ainsi que je l’enseigne et que nous le pratiquons : «… un art qui se définit avant tout comme une intention bienveillante, qui prend forme grâce au toucher et à l’enchaînement de gestes sur tout ou parties du corps, qui permet de détendre, relaxer, remettre en forme, rassurer, communiquer ou simplement de procurer du bien-être. Ce toucher-massage est agréable à recevoir, mais aussi à pratiquer ».
Que trouve-t-on dans le dictionnaire(2) à propos de bien-être : « Sensation agréable procurée par la satisfaction de besoins physiques, d’absence de tensions psychologiques ».
Cet état de bien-être physique et psychologique procuré par le toucher-massage signifie que le corps et l’esprit sont indissociables. En fait, lorsque quelqu’un s’exprime après une séance :
« Ah, comme je me sens bien! », c’est reconnaître qu’il s’agit bien de sa personne tout entière.

Quelle est la pédagogie du bien-être ?
En tant qu’enseignant le « massage bien-être » (et bien que je sois aussi kinésithérapeute de formation), il m’a été aisé de constater objectivement deux enseignements opposés, voire antinomiques, deux finalités totalement différentes.
En effet, les techniques manuelles, telles qu’elles sont enseignées aux futurs kinés, sont essentiellement basées sur l’apprentissage de manoeuvres localisées avec, avant tout, l’objectif du traitement symptomatique (sur muscles, tendons, ligaments, aponévroses) privilégiant les références anatomiques, physiologiques et la technique.
L’enseignement classique de la masso-kinésithérapie conditionne donc le futur kiné vers un exercice plutôt mécanique, anatomique, fonctionnel, cohérent avec la définition de sa profession. Ainsi, le support pédagogique « humain » et sa sensibilité, éléments essentiels du soin, se trouvent réduits à une véritable « peau de chagrin » alors qu’ils pourraient en être « l’ossature ».
Les connaissances théoriques « ingurgitées » pendant leurs 3 ou 4 années d’études finissent par encombrer les kinés qui souhaiteraient pratiquer les massages bien être. Dès lors, ces praticiens devront faire preuve d’une douloureuse remise en cause pour accepter une vision
globale et non mécanique de l’être humain, indispensable pour répondre de façon optimale aux besoins énormes de l’individu (c’est exactement ce que l’on constate avec les kinésithérapeutes qui viennent se former dans nos écoles).
Et ce n’est évidemment pas la Faculté de Médecine qui va dorénavant - et pour une année d’étude supplémentaire(3) - recevoir les étudiants des IFMK (Instituts de Formation à la Masso Kinésithérapie) qui les sensibilisera à l’art du toucher, de la communication et du bien-être.
Peuvent-ils dès lors se permettre simplement de revendiquer la pratique du massage bien-être?
Question de légitimité !
Et, constat surréaliste(4) : Il faut en général beaucoup plus de temps pour former un kinésithérapeute aux massages bien-être que tout autre individu.
Quant à la sélection des futurs étudiants en masso-kinésithérapie, elle est édifiante!
Réservée aux bons élèves en maths, physiques, chimie, elle est quasi interdite à tous les autres. Comment attendre d’eux une approche autre que mécanique, anatomique, scientifique(5).
En vérité, la technique du massage ne s’apprend pas comme l’informatique.
La pédagogie que j’ai instaurée depuis quelque vingt ans surprend au début. Néanmoins elle est indéniablement l’atout majeur dans l’apprentissage des techniques du massage bien être qu’elle facilite, et auxquelles elle donne un sens pragmatique et humain. Les résultats sont là.
Lors de mes formations au Toucher-massage® et aux différentes techniques de massage bien-être, Massage Essentiel®, Massage minute®, Relaxinésie®, Stretch-massage® qui s’adressent tant au personnel soignant qu’aux esthéticiennes (mais aussi au grand public), l’enseignement est avant tout pratique, interactif, expérientiel (par l’expérience directe).
Ainsi les stagiaires qui s’initient au toucher-massage découvrent à travers lui la communication non verbale et intuitive. Sensibilisés, ils prennent confiance dans cette relation tactile et acceptent de ce fait plus facilement la dimension relationnelle et émotionnelle du massage. Tour à tour massé et masseur sont sur la table. Le formateur totalement impliqué participe à ce dialogue « corps à corps ».
Au cours de mon enseignement, tous mes formateurs et moi-même avons évidemment l’occasion d’être touchés et de toucher chacun de nos élèves. Nous mettant ainsi à leur niveau, l’inhibition est considérablement réduite, des relations de confiance s’installent, libérant l’expression gestuelle de chacun. La qualité du toucher et du massage s’en trouve largement enrichie et surtout « l’élève » s’exprime alors de façon authentique, dégagé des craintes de mal faire ou de faire mal. Il n’a plus besoin de se cacher derrière des gestes techniques et les justifier à tout prix. Il est dorénavant à l’aise et s’exprime librement, plus justement.
J’ai mis au point une centaine de jeux et exercices ludiques pédagogiques qui permettent de donner d’abord le goût, l’envie et le plaisir de toucher, glisser, masser, d’être et de se sentir suffisamment en confiance. Ils évitent d’avoir peur du toucher, de plaquer gestes et manoeuvres dénués de sens. Car ce n’est pas uniquement un savoir faire que doivent acquérir les futurs praticiens, mais aussi et surtout un « savoir être » dans la relation au toucher et du « prendre soin de l’autre ».
En tout cas - et c’est une lapalissade ! - on ne peut pas bien masser si on n’aime pas masser.
Cet objectif est donc prioritaire : faire aimer ce que l’on va dispenser.
Force est de constater, nombre de mes confrères qui revendiquent à corps… et à cris le monopole du massage sont parfois ceux qui le détestent le plus.
Quant aux autres qui ont plaisir à toucher, masser, cocooner, ils ont toujours encouragé les praticiens de bien-être ( dont ils sont d’ailleurs parfois clients) à utiliser cet art qu’ils savent apprécier à sa juste valeur.

Quels sont les acteurs du bien-être ?
Le milieu médical pourrait pourtant s’inspirer de ces praticiens de bien-être et prendre en compte, avec plus de considération et de respect, la relation humaine.
La sophistication des méthodes thérapeutiques a engendré un phénomène de frustration qui a probablement une incidence physique, fragilisant l’individu. C’est l’effet pervers du « progrès » (notamment en raison de la spécialisation des tâches, de l’asepsie obsessionnelle, des outils hyper-sophistiqués, des règles administratives).
L’infirmière, et encore plus l’aide-soignant, sont davantage dans une approche de contact et de toucher-massage. Les gens les plus humbles ont fréquemment les bons gestes, comme si, plus l’individu monte dans l’échelle des connaissances et de la hiérarchie, plus il a tendance à occulter les valeurs humaines les plus simples(6).
La majorité de mes ex-collègues ont toujours vécu le massage comme quelque chose de ringard et d’inutile, parce que l’enseignement qu’ils ont reçu ne les a pas sensibilisés, formés à s’autoriser le plaisir dans leur pratique professionnelle; ils en ont peur. Le massage est vécu comme une contrainte et/ou qui leur fait perdre du temps (et de l’argent).
Cette réserve habituelle du milieu médical(7) a favorisé l’émergence et la multiplication des pratiques dites de bien-être par des praticiens non issus du milieu médical, qui proposent une approche plus douce, plus sensuelle, moins distanciée, plus touchante… et plus motivante.
Eu égard leur souci du confort et du bien-être de la personne, de leur fonction de proximité, voire même proche de l’intimité, les soignants (mais aussi de plus en plus d’esthéticiennes) possèdent cette ouverture bénéfique, liée à leur profession.
A l’hôpital se sont bien les aides soignants qui pratiquent quotidiennement les soins de « massage bien-être », caresser un visage, pétrir doucement la nuque endolorie, préparer le lever par un massage des pieds, toucher-masser le dos, les épaules, les lombes immobilisées et écrasées sur les draps ou tout simplement prendre la main…et la masser délicatement. Ce sont elles qui sont parfois amenés à l’enseigner au kinésithérapeute demandeur, démuni dans ce domaine. A l’opposé, les kinésithérapeutes et médecins se positionnent davantage comme des « réparateurs », des thérapeutes qui traitent les problèmes spécifiques du corps.
Les massages retrouvent aujourd’hui leurs lettres de noblesse en s’inscrivant dans une démarche informelle, globale, relationnelle, non codée, hors du champ strictement thérapeutique et médical.

Quelle est la différence entre le massage bien-être et le massage thérapeutique ?
Ce sont deux univers que tout oppose à plusieurs niveaux :
Si le « massage de bien-être » n’est pas thérapeutique au sens habituel et réducteur du terme, il est souvent bien plus que cela et entre parfaitement dans le cadre de la prévention de santé publique. Il est aujourd’hui plus qu’utile. Il devient nécessaire, voire indispensable pour garder ou retrouver la santé.
Quand une personne souffre de solitude, de stress permanent, d’anxiété, de dévalorisation de soi, la présence du praticien de bien-être qui écoute, touche, masse, caresse, cocoone est sûrement ce dont cette personne avait le plus besoin, l’essentiel pour elle à ce moment là.
Libéré du « guérir et traiter à tout prix », le praticien bien être a cette chance de pouvoir dispenser des gestes qui tout simplement font du bien.

Le vocabulaire
Tandis que la main du praticien de bien-être « glisse avec douceur et fluidité », l’écho verbal des acteurs du milieu médical se traduit par des mots plus durs, plus anatomiques (pétrissage, palper rouler, manoeuvre de Syriax, effet proprioceptif, etc…). Ces deux registres de vocabulaire symbolisent des modes d’expression qui ne peuvent correspondre qu’à des objectifs différents.
La pédagogie médicale est ainsi faite qu’elle n’autorise ni la rondeur des mots, ni celle de la gestuelle. Bien-être, énergie, plénitude, harmonie, sérénité : ces termes ne font pas partie de l’enseignement médical et les kinésithérapeutes qui n’ont pas l’habitude d’entendre ce vocabulaire « abstrait », attaquent les praticiens de bien-être comme si ces mots relevaient ou émanaient d’une secte !
Cependant, l’antéversion ou la rétroversion du bassin, l’éminence hypothénar, la pronosupination, bon nombre de termes font légion dans la panoplie du vocabulaire « promédical» ; Tout comme la blouse blanche, ils distancient encore la relation thérapeute/patient. Certes, les kinésithérapeutes ne sont pas là pour donner du plaisir, mais d’abord pour rétablir une activité fonctionnelle. Qu’ils aient donc l’amabilité de respecter l’usager en laissant les praticiens de bien-être exercer leur art en toute liberté(8) et admettre avec humilité que dans ce domaine ils ont encore beaucoup, beaucoup à apprendre. (cf1). « gestes » chez les uns…. « manoeuvres » chez les autres
Le massage bien-être favorise intuitivement les gestes avec la paume, l’avant-bras, qui symbolisent l’arrondi, la sensualité, l’apaisement, la sécurité, le cocoon. Les mouvements sont plutôt lents, rythmés, bercés, enveloppants pour rassurer, relaxer, donner une sensation agréable et de plaisir.
A l’opposé, les manoeuvres des doigts sont plus présents dans le cadre du massage à but thérapeutique, en raison de l’utilité de leurs nombreuses terminaisons sensitives, favorisant la recherche et le diagnostic. « Si ça fait mal, ça fait du bien » entendait-on encore trop souvent et à tort (9) !
Le kinésithérapeute est ainsi plus dans l’intention de rechercher, trouver, traiter, pressé par le résultat objectif qu’on lui demande, tandis que le praticien de bien-être est dans l’intention plus modeste de créer avant tout des effets agréables donc bienfaisants pour la personne dans sa globalité.

L’environnement du massage bien-être
Donner du sens au massage, c’est aussi travailler dans un décor synonyme de bien-être :
chaleur agréable des lieux évitant le moindre courant d’air, chaude couleur des murs, lumière tamisée pour plus de douceur, sensation d’intimité sécurisante, musique favorisant la relaxation, tables larges et moelleuses, grand drap de bain doux et enveloppant, huiles de massage au parfum subliminal (et à température ambiante s’il vous plait !) .
Toutes ces grandes « petites attentions » (moins évidentes pour les garçons, éducation oblige !) - y compris téléphone débranché, absence de bruit, abandon de montre et bracelet - sont le fondement de la qualité du soin de bien-être, un souci qui se doit d’être omni présent.

En conclusion
Etre un vrai professionnel du bien-être, cela signifie pour le praticien avoir pris conscience que ce type massage, crée un vrai moment de bonheur, un moment relationnel qui doit être vécu dans un environnement soigné et particulièrement agréable, qui demande une écoute et une disponibilité bienveillantes, pour mieux accompagner une technique elle même spécifique.
En résumé : une envie toute simple, mais essentielle - qui pas donnée à tout le monde - celle de « faire tout simplement du bien ».

A propos du monopole
(La complémentarité, oui, la guerre, non !)
Certains kinésithérapeutes revendiquent le monopole du massage, qu’il soit thérapeutique ou non. Comme si on pouvait s’approprier ces gestes de contact, de toucher, de vie, pratiqués depuis l’aube des temps! C’est grotesque !
Alors que les praticiens de bien-être, eux, ne revendiquent pas d’être des thérapeutes.
Et pourtant…
De même, un magasin de diététique n’a pas de leçon à recevoir d’un pharmacien, au même titre qu’un cuisinier de la part d’un diététicien.
Si le kinésithérapeute détenait le monopole du massage, alors la psychologue pourraitrevendiquer celui de l’écoute, le radiologue celui de la photo, l’agronome celui du jardinage, etc…
Et pour faire l’amour, faudrait-il posséder un diplôme de sexologie ?

(*) Joël Savatofski

Masseur-Kinésithérapeute


MANIFESTE
POUR LE DEVELOPPEMENT DU MASSAGE-BIEN-ETRE
POUR LA RECONNAISSANCE DE CE NOUVEAU METIER

L’actualité quotidienne projette les malaises d’une société dont la crise n’est que l’épiphénomène d’une maladie chronique : celle des valeurs de notre civilisation.
La soumission à l’économie, l’obsession de l’évaluation chiffrée, le contrôle tatillon et policier de lois dépassées par l’évolution des moeurs tendent à installer des comportements dépressifs ou agressifs.
Les maladies du stress, de l’angoisse sont reconnues en forte augmentation. Mais au delà des cas répertoriés, se développe de manière insidieuse un mal être de la vie quotidienne.
Certains chercheront des solutions d’évitement, d’autres des solutions de compensation dans la recherche du plaisir.
Le caractère psychosomatique de nos maladies de civilisation a conduit les plus conscients d’entre nous vers des approches corporelles dont ils disent tirer le plus grand bien.
Parmi celles-ci LE MASSAGE, concept et réalité multiples, connaît un véritable engouement.
La demande envers cet art ancestral est forte mais sa diversité nourrit de nombreuses confusions.
Le massage de Bien-Etre, sans prétendre soigner un mal identifié comme pourrait le faire un kinésithérapeute avec le massage médical, peut participer à un équilibre des fonctions humaines physiques et mentales, à cette approche actualisée et positive de la santé. Les physiologistes et les psychologues d’aujourd’hui soulignent sans cesse le rôle primordial de l’organe “peau” et l’intérêt thérapeutique et éducatif du “toucher”.

LE MASSAGE DE BIEN-ETRE, conforté par des milliers de témoignages, se présente donc comme une pratique qu’il convient d’ouvrir à tous ; et ceci pour des raisons tant individuelles que collectives, tant humanistes qu’économiques.
Une politique de civilisation se doit d’intégrer le plaisir et la raison du Bien-Etre parce qu’il participe à l’épanouissement de la personne.
Une politique de civilisation se doit d’investir sur le bien vivre car elle doit savoir compter les bénéfices que celui-ci lui rendra en retour.
A-t-on mesuré combien un individu “bien dans sa peau” économiserait de journées d’absence au travail et surtout de soins coûteux…et combien il apporterait au monde productif et à celui des relations humaines des citoyens en état de réceptivité ?

QUE MANQUE-T-IL ALORS POUR QUE SE DEVELOPPE CETTE QUALITE DE VIE ET CETTE STRATEGIE D’ECONOMIE SANITAIRE ?

Quels sont les manques, mais surtout les blocages qui limitent, pervertissent et immobilisent les initiatives actuellement en cours ?
ll manque bien sûr une sensibilisation du grand public sur les bienfaits du massage de Bien-Etre mais il manque surtout une éducation au toucher dès l’école à propos des objectifs transversaux de communication et de santé.
Il manque, à côté des entreprises commerciales (SPA et autres instituts), des structures associatives qui initient au massage-bien-être pour que celui-ci puisse s’ancrer dans les pratiques familiales ou amicales comme un échange d’attentions et de bienfaits.
L’aptitude à masser, au-delà des applications personnelles, complète les compétences de professions paramédicales ou hospitalières. Imagine-t-on tout l’intérêt d’une généralisation de cette activité notamment dans les maisons de retraite, en soins palliatifs ou en pédiatrie ?
De nombreux établissements hospitaliers proposent déjà, avec l’assentiment, l’encouragement du corps médical, des massages de Bien-être assurés par des infirmières ou aides-soignants formés à cet effet. Ils estiment qu’en terme de coût et d’efficacité, leurs gestes de touchermassage, face à la douleur, à l’inconfort, au mal être des patients, peuvent être une alternative à certains psychotropes par exemple.
Des “pauses massage” animées par les soignants eux-mêmes permettent aujourd’hui de sensibiliser le personnel et de diminuer leur stress.
Et puis, surtout, il convient de lever les blocages qui entravent la reconnaissance et la réglementation de la PROFESSION DE PRATICIEN DE MASSAGE-BIEN-ETRE.
Déjà pour la libérer de ces procès paralysants et ensuite pour lui reconnaître les compétences requises. Jusqu’à présent les Ecoles de Massage-Bien-Etre les plus sérieuses ont apporté une garantie de formation rassurante sur les plans de la déontologie, du respect de l’intégrité physique et de l’efficacité attendue. La compétence de ces praticiens, validée par la Fédération Française de Massages-Bien-Etre (FFMBE), est reconnue par tous ses usagers.
Et pourtant ces professionnels sont l’objet d’attaques continuelles de la part des institutions kinésithérapeutes. Le Syndicat des Kinésithérapeutes, puis l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes créé récemment, s’appuyant sur l’appellation “Masseur-Kinésithérapeute”, prétendent à l’exclusivité de l’exercice du massage professionnel.
Or le massage est un art aux multiples objectifs, aux multiples techniques et les IFMK (Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie) n’enseignent et ne forment pas aux techniques et à la pédagogie du bien être. Leur formation aux massages médicaux, leur ignorance de ce qui se pratique dans les Ecoles de Massage-Bien-Etre ne leur donne pas la légitimité pour donner un avis éclairé et encore moins pour prétendre, comme le font certains, que les Praticiens de Massage-Bien-Etre sont “dangereux” !
Cette assertion calomnieuse se heurte à une vérité toute simple. Des milliers de massés se plaisent à dire tout le bien ressenti après ces massages et nous n’avons connaissance d’aucune plainte émanant des usagers. Ceci n’a pas empêché le Syndicat puis l’Ordre de mener une campagne d’intimidation visant à interdire la pratique des massages de Bien-Etre avec des méthodes parfois policières.

IL EST PLUS QUE TEMPS DE CLARIFIER LA SITUATION ET DE LA STABILISER.

Déjà parce que les rares procès, principalement celui intenté à Joël SAVATOFSKI à propos des “Massages Assis Minute”, ont été perdus par le Syndicat des Kinésithérapeutes.
La justice confirmait le bien-fondé de cette initiative et le droit de l’exercer ; ce qui n’empêche pas aujourd’hui le Conseil de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes de reprendre dénonciations et menaces.
Ensuite parce que la plupart des kinésithérapeutes reconnaissent l’évidence de notre démarche et que certains responsables de leur syndicat conviennent en privé de nos raisons.
Aussi et surtout parce que ce paradoxe judiciaire est dommageable à la santé publique.
Citons en exemple les opérations de “Massage sur Autoroutes”, empêchées après avoir participé significativement à la prévention routière.
Il convient maintenant que les décideurs politiques prennent leurs responsabilités.
Certains d’entre eux profitant de ces massages de Bien-Etre pourraient personnellement témoigner…
Maintenant, le courage politique consiste surtout à s’opposer à un corporatisme minoritaire si celui-ci, conservateur, empêche abusivement le progrès social et l’avènement de nouveaux métiers.

NOUS NOUS ADRESSONS…
- aux citoyens sensibles à la liberté d’entreprendre et d’abord à celle de choisir les
conditions de leur bien-être et de leur santé.
- aux médias soucieux d’alerter l’opinion publique sur de justes combats.
- aux hommes politiques capables de s’engager pour la reconnaissance du métier de PRATICIEN DE MASSAGE-BIEN-ETRE et lui donner une assise professionnelle et
juridique.

Nous ne ferions que rejoindre de nombreux pays, européens entre autres, qui ont compris que les acteurs de santé et de bien vivre ne sont pas à opposer mais à organiser en complémentarité et synergie.

Texte et contribution de Gérard Fournier en accord avec la FFMBE.

Lire : “L’affaire Massage Bien-Etre” de Joël SAVATOFSKI, Ed. Yves MICHEL
Site pétition : Agir pour la reconnaissance des massages-bien-être
Site FFMBE : Fédération Française de Massages-Bien-Etre

Accueil

27 mar 2009 | Yves Michel | Actualités - agenda | 506 Commentaires

Bonjour,

Vous appréciez de recevoir un massage bien-être de temps en temps ? Moi aussi !

Ca fait du bien, et il est agréable de pouvoir choisir le type de massage et la personne qui nous le donnera.

Il existe de nos jours une grande variété de massages-bien-être, et c’est une richesse.

Bien entendu, il importe que les praticiens soient correctement formés.

Pour cela, il existe la Fédération Française de Massages-Bien-Être : www.ffmbe.fr

Nous distinguons les massages à visée thérapeutique ou médicaux, qui sont l’apanage des kinésithérapeutes diplômés d’Etat.

L’initiative présente dont ce blog est porteur consiste à faire reconnaître ces massages-bien-être, et ce faisant éviter que certains kinésithérapeutes, regroupés dans un tout récent “Ordre des masseurs-kinésithérapeutes”, ne se l’approprient, car c’est ce qu’ils tentent de faire.

Donc agissons pour préserver notre choix de recevoir le massage-bien-être qu’on veut par qui l’on veut !

Découvrez les différentes rubriques de ce blog: des textes de référence, la pétition à signer, les actualités, etc.

Et participez ! Plus nous serons à agir pour cette noble cause, plus nous aurons de chances d’aboutir rapidement !  Ajoutez vos propres commentaires ! Parlez-en autour de vous, à vos amis, à des personnalités, à vos élus, aux médias que vous lisez ou que vous connaissez ! Créons une véritable vague pour submerger les tenants d’un “Ordre”, et convaincre les élus du bien-fondé de donner un vrai statut à cette profession (praticien en massages-bien-être) !

C’est comme ça que nous pourrons conserver ce droit et cette ressource à notre disposition, à l’instar de la plupart des pays de la planète, n’est-ce pas ?

Yves MICHEL, un citoyen soucieux de nos libertés civiques.

Avertissement !

Il ne s’agit en aucun cas de “stigmatiser” les kinésithérapeutes, mais bien de dénoncer un corporatisme, dont les méthodes et la motivation ne sont absolument pas représentatives de l’ensemble de cette honorable profession !

L’objet de ce blog n’a pas pour vocation d’être une interface commerciale.

La FFMBE  étant responsable de ce site, elle se réserve  le droit de s’assurer du respect de cette règle.

La responsabilité du contenu des propos ou des commentaires relatifs sur des forums de discussion, n’engagent que leurs propres auteurs. La FFMBE ne peut cautionnner ce qui est diffusé, en dehors de ce site.

Samir SALIBA, Président de la Fédération Française de Massages-Bien-Être (FFMBE)

www.ffmbe.fr