Un pas historique a été franchi le 21 octobre 2009 lors du rendu du jugement du tribunal de Dijon.
En effet, vous savez grâce au livre L’affaire massage bien-être, que l’auteur, Joël Savatofski, avait été poursuivi par le syndicat des kinés de Côte d’Or et la fédération française des kinés pour exercice illégal de la kinésithérapie parce qu’il offrait des séances de massage détente sur certaines aires d’autoroutes. Les personnes qui en ont bénéficié s’en sont félicitées, de même que le ministre des transports. Lire la suite »

 

Manosque, le 2 juin 2009

 

À CDOMK 04

Route de l’Hôte

04160 L’Escale

 

Copie : ORMK, ONMK, Madame la Ministre de la santé

 

 

Messieurs et chers collègues,

 

Avez-vous bien reçu ma lettre du 2 mars dernier? L’auriez-vous égarée? Me faudra-t-il vous en envoyer un exemplaire par courrier recommandé pour que vous preniez acte que mes propos ici ne sont pas de simple circonstance, ne sont pas divagation d’un esprit en peine?

 

Dérogeriez-vous à l’article R.4321-99 qui stipule : « Les masseurs-kinésithérapeutes entretiennent entre eux des rapports de bonne confraternité ».

 

En application d’un tel article que j’ai été contraint d’approuver, je vous réclame une réponse. Afin de vous faciliter la tâche et de vous éviter de fastidieuses recherches dans les arcanes de vos archives, je vous rappelle les termes de mon précédent courrier:

 

« Je vous prie de prendre le temps de m’excuser de n’avoir pas renvoyé ma déclaration d’engagement, suite à la publication du code de déontologie de la profession de Kinésithérapeute, plus tôt.

 

Il me semblait nécessaire, avant de signer un tel engagement, de lire attentivement ce document dans ses détails.

 

Je tiens à souligner d’entrée la difficulté à comprendre toutes les implications juridiques d’un code qui fait sans cesse référence à des articles L, sans en mentionner ni l’origine, ni permettre aux lecteurs de prendre connaissance de ces textes de référence. Il est vrai que nul n’est censé ignorer la loi, mais sa complexité fait que nous n’avons pas tous, comme livre de chevet, les ouvrages de droit aux quels vous faites référence.

 

Vous comprendrez aisément ma difficulté à signer un code qui fait référence à la fois  à « ma liberté de pratiquer les actes que j’estime appropriés » (Art. R. 4321-59), et, d’autre part l’obligation qui m’est faite de m’interdire toute divulgation d’une nouvelle pratique insuffisamment éprouvée (Art. R. 4321-65), de n’assurer que des soins « fondés sur les données actuelles de la science » (Art. R.4321-80), d’élaborer mon « diagnostic » en m’aidant « dans toute la mesure du possible des méthodes scientifiques les mieux adaptées » (Art. R.4321-81).

Vous ne pouvez ignorer que, dans notre champ disciplinaire, très peu de recherche rigoureuses peuvent venir valider nos techniques pour la simple raison que si notre pratique devait relever d’une science, celle-ci ne pourrait être qu’une science humaine, soumise donc à une part d’empirisme. Dois-je vous avouer que cette volonté expresse de s’en référer aux uniques critères scientifiques alors que la science elle-même, dans des domaines qui nous touchent de près telles que les sciences cognitives, les neurosciences, la biologie, etc.… font de plus en plus état d’incertitudes quant à notre connaissance du vivant. Sans aller jusqu’à accuser de telles formulations de « scientisme », il est quotidien d’observer la fragilité des diagnostics et investigations menées, au nom de ces mêmes dogmes, car inscrits dans leur propre code de déontologie, par nos collègues médecins. A trop en référer à des « méthodes scientifiques » d’investigation, un bon diagnostic se doit d’être étayé par une multitude d’examens onéreux, le simple toucher, ou la subtile connaissance de la personne ne permettant plus à nos collègues la moindre crédibilité. 

Vous n’êtes pas sans savoir non plus que les laboratoires de recherche susceptibles de s’intéresser à nos pratiques ne sont pas légions pour une bonne raison : la priorité est donnée à la recherche pharmaceutique.

Signer sans lire et sans vous demander d’éclairage, en la circonstance, serait accepter de vous voir contester ma pratique, qui sort, il est vrai, des sentiers académiques et conventionnels, puisque la plupart de mes « patients » (qui sont pour moi des « élèves ») viennent me voir du fait du bien être qu’eux-mêmes, ou des personnes de leur entourage, ont pu ressentir à ma proposition de ne plus travailler qu’avec, comme outil, la Méthode Feldenkrais d’éducation somatique.

Or cette méthode de travail, éprouvée en de multiples pays par la pratique de son fondateur, Moshé Feldenkrais dont les liens avec Boris Dolto et André de Sambucy étaient connus, et des praticiens, kinésithérapeute ou non, ne bénéficie, pour les raisons invoquées plus haut, dans l’espace francophone, d’aucune validation par une quelconque recherche « scientifique ».

Devrai-je, au nom des articles cités ci-dessus, ranger mes huit années d’expérience avec cette méthode au magasin des accessoires, dans l’attente qu’un hypothétique chercheur se penche sur ses qualités ? Devrai-je m’interdire d’exercer en mon âme et conscience avec une approche qui permet à mes élèves d’apprendre un usage d’eux-mêmes qui les rend capables de se soustraire aux difficultés aux quelles ils sont soumis dans leur exercice professionnel ou environnemental (ce qui serait, par ailleurs conforme à l’article R. 4321-90 de ce même code) ?

Vous comprendrez aisément ma difficulté. Je vous demande expressément donc, de me dire que la Méthode Feldenkrais fait bien partie de l’arsenal disponible pour les kinésithérapeutes, de m’autoriser à en poursuivre la pratique et de me permettre de mettre en place les recherches et publications nécessaires à l’approfondissement des connaissances qu’elle permet de délivrer dans le sens d’une éducation à la santé qui relève, si j’en juge ce même code, de nos missions.

 

Sans réponse expresse de la part de l’ordre départemental ou national, je devrai me considérer comme mis au ban de notre communauté professionnelle et donc envisager de quitter à la fois le secteur conventionnel et mon titre de kinésithérapeute.

 

Je tiens à vous signaler que, par soucis éthique, je me sens obligé d’informer mes « patients » de la présente, mon avenir, en ce qui concerne la possible prise en charge de leurs traitements dépendant bien évidemment de votre réponse.

 

En cas de réponse favorable de votre part, je me plierai alors à l’obligation formulée de vous soumettre tous les documents à visée d’information que je publierai, que ce soit mes articles comme les invitations à participer à des leçons collectives de Prise de Conscience par le Mouvement sous forme hebdomadaire ou de stages…

 

Je n’alourdirai pas d’avantage ma missive sinon par cette dernière remarque : en l’article R. 4321-98, il est stipulé que « les honoraires du masseur-kinésithérapeute sont déterminés avec tact et mesure, en tenant compte de la réglementation en vigueur, des actes dispensés ou de circonstances particulières. » Vous n’êtes pas sans ignorer que notre conventionnement nous interdit toute pratique de dépassement d’honoraire. Pourrez-vous m’expliquer quel tact et quel mesure justifie que l’acte individuel d’une durée de trois quart d’heures à une heure et la pratique intensive d’une kinésithérapie alignant les postes de rééducation soient payés au même tarif de 18,36€ en moyenne, le premier praticien étant condamné de fait à l’indigence de sa condition, le second pouvant se permettre vacances et sorties du fait du nombre d’actes multipliés ?

 

Je vous remercie des lumières que vous apporterez à mes observations. Il va de soit qu’une non réponse ne me permettant plus d’exercer dans les conditions actuelles, je me préparerai aux changements d’orientation que votre ordre m’aura imposé.

 

Dans l’attente, je vous prie d’agréer, Mesdames et Messieurs, chers collègues, l’expression de mes plus respectueuses salutations. »

 

Depuis, chaque instance de votre ordre me harcèle pour répondre à un questionnaire pseudo scientifique tendant à nous prouver que « l’honneur » (sic) de la profession passerait par la manière dont les uns ou les autres nous traiterions les lombalgies, les problèmes respiratoires et autres pathologies…

Invité le 23 janvier à Paris, à animer un atelier de présentation de la Méthode Feldenkrais (par ailleurs abordée dans les post-formations proposées à Bois-Larris), aux journées de la Société Française de Kinésithérapie, j’ai cru pouvoir espérer que la dimension humaine de notre travail, qui ne se limite pas à traiter des dos douloureux ou des poumons encombrés, mais à s’occuper de personnes en souffrances, serait encore d’actualité.

Je découvre avec effarement, dans le journal de l’ONMK, que cette société, sous les applaudissements, s’est aujourd’hui transformée en « Société française de physiothérapie », avec la bénédiction de notre ordre, si prompt à défendre « l’honneur » (resic) de la profession…

L’honneur ne se défend pas, Messieurs, il est, ou il n’est pas. On ne peut organiser les choses sous l’unique angle des poursuites judiciaires, contre les pratiquants du massage de bien être, contre les confrères récalcitrants à obtempérer en adhérent à votre institution, sans que l’honneur de la profession ne soit, déjà, remis en question. Nous sommes un certain nombre à penser que votre présence était inutile et ne ferait qu’ajouter un échelon administratif de plus à notre pratique qui n’en avait nullement besoin. Le déroulement des choses vient nous conforter dans cette opinion…

Comment, en effet, pourrez vous m’expliquer que j’ai pu travailler 28 ans dans ce métier sans avoir d’autre démarche gratuite à faire que m’inscrire à la DDASS de mon département, et qu’aujourd’hui, pour faire le même métier, il me faille débourser, chaque année, 280€ auprès d’un organisme dont le glissement progressif vers un appauvrissement de notre travail, réduit à la physiothérapie, est patent…

 

L’honneur de la profession passerait-il par la mise aux oubliettes de tous ceux, nombreux, qui osent encore croire en ce métier, et ont une pratique individualisée (quasiment non rémunérée), tels les méziéristes, praticiens Feldenkrais et autres spécialités dont la ressource humaine est notoire?

 

Le jour où vous ne serez plus que l’ordre des physiothérapeutes, comment justifierez vous notre présence dans vos rangs? Par un honneur qui oublie sans état d’âme et livre à leur triste sort une frange non négligeable de praticiens? Ou par la seule lucrativité de notre présence, ce qui serait contraire à l’article R.4321-67 de notre code de déontologie (« La masso-kinésithérapie ne doit pas être pratiquée comme un commerce… »?

 

Je demande à Madame la Ministre de la santé, qui recevra copie de ce courrier, de prendre les mesures nécessaires à faire cesser le trouble occasionné à la profession par un ordre désuet et inutile.

 

Bien entendu, je n’aurai pas les moyens de poursuivre ma démarche, y compris sous les formes judiciaires qui devraient s’imposer devant un tel comportement. Je rappellerai simplement que la « confraternité » en vogue dans vos rangs nous laissait la possibilité de payer notre cotisation en six mensualités. Mes finances étant fort peu reluisantes, j’ai demandé cette facilité. Quelle ne fut pas ma surprise de voir arriver trois prélèvements successifs de ma cotisation, sans tenir compte de l’étalement demandé: vous parlez d’honneur et de confraternité?

 

Et comme ma précédente lettre est restée sans suite, qu’il semble qu’il vous faille l’épreuve de force pour sortir de votre triste réserve, je décide de rendre publique celle-ci, sur mon blog (www.conscience-en-mouvement.com), en l’envoyant à la presse locale et en la diffusant de telle sorte qu’elle puisse avoir la plus grande audience possible…

 

En espérant que cette publicité sur la vraie nature de votre institution vous fera sortir de votre pesant silence…

 

Xavier Lainé

Kinésithérapeute DE 1981

Praticien certifié de la Méthode Feldenkrais.

Bonjour,
“Je suis masseuse-hydrothérapeute diplômée de l’Université de Bordeaux II, formée à l’Institut du Thermalisme de Dax et aux Thermes d’Evian. J’ai été masseuse/hydrothérapeute au centre de Thalassothérapie Hélianthal à Saint Jean de Luz pendant 2 ans.
Je suis arrivée à Strasbourg il y a un an, et j’essaie de créer mon entreprise ici, en faisant du massage bien-être en auto entreprise.
Je sais que je ne suis pas passée par une école qui appartient à la fédération française, mais pourriez-vous au moins me conseiller SVP? Je ne sais pas trop quoi faire:
Il y a un mois, j’ai reçu un coup de fil d’un MKDE exerçant dans ma rue. Il a commencé par me dire que “quand on n’est pas MKDE, on n’a pas le droit de faire du massage”. J’ai expliqué à ce Monsieur que depuis 2008 la loi semble dire le contraire. Il n’avait pas l’air trop au courant, mais il a quand-même insisté un moment. Pour mettre un terme à la conversation, je lui avais demandé de se renseigner davantage. Ce à quoi il a répondu: “Nous avons des conseillers qui font ça très bien.”

Et j’ai donc reçu ce matin, presqu’un mois après jour pour jour, en recommandé avec AR une lettre type (celle qui est sur votre site) du Conseil Départemental du Bas-Rhin, avec en objet:
EXERCICE ILLEGAL DE LA PROFESSION DE MASSEUR KINESITHERAPEUTE. Si vous regardez mon site www.massage-strasbourg.fr, vous verrez que je ne présente en aucun cas comme MKDE.

Que dois-je faire?”

Anne FROMENTIN, Strasbourg

REPONSE:
Bonjour madame,

            Merci pour votre lettre et témoignage.

C’est leur lettre type d’intimidation, mais il est très rare que l’Ordre des MKDE aille plus loin, car il sait très bien que sa position est intenable et il perd tous ses procès .

Nous vous conseillons donc la même attitude qu’aux autres : ne donnez pas suite, ne répondez pas, et continuez votre activité !

Nous vous soutenons, je transmets ce message à la fédération pour complément, et s’il y avait une suite, dites-nous le tout de suite.

Que tout le monde découvre la lâcheté de ce kiné qui a refusé de donner son nom puis fait sa petite délation à son “Ordre des kinés” pour faire peur… Voilà où nous en sommes si nous ne réagissons pas !

N’hésitez pas à communiquer autour de vous, à vos patients et amis, en soulignant le mode d’action qui rappelle des heures sombres de notre histoire. Je suis sûr que vous récolterez bien du soutien !

            Et encouragez les (vos soutiens) à signer notre pétition, sur papier (la fédération peut vous en envoyer) ou sur le blog !

 Yves MICHEL

Appelons un chat un chat : de plus en plus de personnes bien formées sans être kinés pratiquent le massage en France en respectant des codes de déontologie et répondent à une demande de plus en plus grande, sans que cela coûte un centime à la sécu. Face à cette réalité, le combat des kinés est un combat d’arrière garde qui devient de plus en plus une anomalie quand on regarde ailleurs en Europe.

Il faut que la législation change devant un mouvement sociétal de fond qui ne doit pas être capté par une corporation. Le massage aujourd’hui ne se limite pas à une demande médicale. Il répond à l’émergence de nouveaux modes de relations à soi-même et au toucher de l’autre.

Les kinés ne répondent pas à cette attente alors que de nombreux autres professionnels sérieux le font : ils ont le droit de pratiquer le massage et chacun de recevoir un massage par eux. C’est une question de liberté.

Philippe

Commentaire: hé bien, chers amis, ça va être les élections européennes, n’est-ce pas ? Interpellons les candidats ! Y.MICHEL

Parmi les nombreuses anecdotes  venues à moi, voici celle que m’a racontée une de mes ex élèves, praticienne de massage bien-être :

« Mme P., une de mes clientes, a des séances de rééducation chez une kinésithérapeute, à ce point douloureuses qu’elle envisage d’y renoncer ; les hasards du calendrier font que le jour de la rééducation, Mme P.  s’offre une séance de massage bien-être dans mon cabinet. Ce jour-là, sa séance kiné a été beaucoup moins douloureuse. Renouvelant l’expérience, Mme P. constate que la rééducation est mieux supportée après son passage chez moi. Sans lui préciser la raison de sa demande, Mme P. a suggéré à sa kinésithérapeute de commencer par un massage-détente. Peine perdue, elle ne sait pas, elle ne fait pas. Elle a donc continué, mais à ses frais, ses séances de massage bien-être avant chaque rééducation. La kinésithérapeute, ignorant les faits, s’est contentée de constater que « ça va nettement mieux ».
En tout cas, il y a trop souvent tromperie sur l’étiquette. C’est pour cela que je me refuse depuis longtemps à appeler mes ex-confrères « masseurs kinésithérapeutes ». Kinésithérapeutes-rééducateurs ok, mais masseurs, non !
Il ne faut pas s’étonner alors que, face à cette carence évidente en toucher/masser – remplacé parfois uniquement par un appareil mécanique ou électrique (!) - les usagers et patients se tournent vers d’autres acteurs.

Extraits du livre « L’affaire massage bien-être » de Joël Savatofski (éd. Yves MICHEL)

« J’ai dirigé un service dans lequel le toucher-massage faisait bel et bien partie des soins infirmiers. Les soignants ne sont pas seulement motivés, mais donnent tout leur cœur à longueur de journée et de nuit à ceux qui, stressés, souffrant, peureux à la veille d’une intervention par exemple, trouvent dans ces quelques gestes un maximum de réconfort. Je ne me suis pas souciée des interdictions des kinés, d’autant qu’aucun d’entre ceux que je connaissais n’a jamais offert  ce service. Mais avant de l’autoriser, j’ai voulu me convaincre de l’efficacité du soin et j’ai moi-même suivi la formation à l’école du toucher massage. »
Docteur Luce Condamine - Paris

« Après avoir été initié et avoir moi-même pratiqué cette technique de toucher-massage, il m’est apparu intéressant de la proposer à mes équipes soignantes et bénévoles travaillant dans le cadre de l’USP (unité de soins palliatifs) du centre hospitalier. Outre l’amélioration notable de la qualité des soins appliqués aux malades, c’est aussi la qualité des échanges entre soignants  et l’esprit d’équipe qui s’est trouvé renforcé ».
Dr Revillon, médecin, pédiatre - St Malo

Veuillez nous adresser vos témoignages: vous verrez que vous êtes nombreux !

  • Quand les kinésithérapeutes découvrent le massage….

« Après la session d’initiation au toucher massage, Je me suis rendu compte que ce que je faisais en tant que kiné dans le service de soins palliatif était complètement décalé par rapport aux besoins réels des personnes alités. Passer un peu de temps près du malade, lui masser les mains, détendre sa nuque, simplement le toucher, le masser m’apparaît aujourd’hui bien plus essentiel que de  m’évertuer à redresser son pied équin ».
Roger T. (Toulouse)

« Lors de mes études de kiné, parmi les nombreux interdits idiots, on m’avait dit que je ne devais pas surtout pas toucher les articulations, par exemple interdiction de passer sur le genoux.
Avec le toucher-massage j’ai découvert le bonheur, pour mes patients, de sentir la main glisser sur ou derrière les genoux par exemple lors d’un massage des jambes ;  bonheur que je partage, qui permet de la fluidité et de la douceur dans les gestes. J’ai mis un temps fou à, me débarrasser de ces gestes mécaniques, de brutalité  dans le contact, qu’on m’avait maladroitement inculqué ».
Christiane P. (Limoges)

Des procès ? Quels procès ?…

A ce jour, il y a très peu de procès recensés. Cela peut paraître surprenant, mais en fait le fameux “Ordre des masseurs- kinésithérapeutes”, créé il y a seulement deux ans, et très contesté au sein même de la profession, sait bien que la justice ne lui sourira pas, ainsi que la jurisprudence en atteste.

Il s’agit bien d’une campagne d’intimidation !

Le procès emblématique de ce sujet, est celui intenté à Joël Savatofski, à l’origine par le syndicat des kinésithérapeutes de la Côte d’Or, puis repris par “l’Ordre”.

Or Joël Savatofski a gagné en première instance, puis en appel, et même en cassation où l’Ordre a été débouté. Donc victoire sur toute la ligne ! Tous les détails, très instructifs sont narrés dans son livre L’Affaire Massage Bien-Etre (éditions Yves MICHEL).

Donc on peut affirmer que l’attitude de “l’Ordre” est “mauvais joueur”. Elle répond probablement à bien d’autres motivations que la santé publique, nous vous laissons émettre vos hypothèses…

Heureusement, de très nombreux kinésithérapeutes, d’esprit ouvert et en phase avec leur époque et le sens de l’histoire, soutiennent notre démarche et se forment aux massages bien-être: bienvenue à eux de témoigner ici.

Par conséquent, nous appelons tous les praticiens en massages bien-être à oser s’afficher, et à bien utiliser ce terme, sans se cacher ni devoir biaiser par des termes ersatz comme “modelage” !

Yves MICHEL

Voici un autre exemple de procès emblématique: lisez attentivement les attendus et la décision du juge !

Ca se passe dans les Deux Sèvres (téléchargement en .pdf, cliquez sur le nom) : Jean-Marc Perrier

Dans la presse

30 mar 2009 | Yves Michel | Dans la presse | Laisser un commentaire

Notre action relayée par la presse:

Le Dauphiné Libéré 24 mars 2009:

“Des massages qui font polémique…” La parole est d’abord donnée à l’Ordre des Kinésithérapeutes, normal pour un quotidien institutionnel, mais un bon tiers qui conclut l’article nous est consacré. Le blog n’était pas encore en ligne, donc c’est celui des éditions Yves Michel dans l’attente.

Profession Thérapeute, trimestriel mars 2009:

Interview de Samir Saliba, président de la fédération française de massages bien-être, et 1ère mention du blog !

Témoignages

30 mar 2009 | Yves Michel | Témoignages | 1 Commentaire

Veuillez nous adresser vos témoignages: vous verrez que vous êtes nombreux !

Oser affirmer votre détermination à faire reconnaître ce droit fondamental aux massages bien-être, qui ne doit pas être confisqué !

La découverte du Stretch Massage Passif, une histoire qui a chamboulé ma vie !

par Piroska Kennedy, RMT, Ontario, Canada.  (traduction de l’anglais par Janine Bharucha)

En mars 1998, j’étais en vacances dans un SPA au Québec. Aujourd’hui  j’ai pour projet d’enseigner un cours de Stretch Massage Passif. Quel est le lien entre ces deux faits ? C’est l’histoire que je me propose de partager avec vous.

J’ai réalisé un jour que je savais tout à fait m’occuper des autres (mes filles, ma famille agrandie, mes amis, collègues, élèves de karaté et même mes voisins) – je savais m’occuper de tout le monde sauf moi. Après des semaines de recherche et d’organisation, j’ai décidé de passer une semaine dans un SPA, Eastman SPA, au Québec. Ce fut un séjour étonnant. Je ne me souviens plus du prix, mais cela valait un million de dollars.
Avant de rentrer, je me suis attardée dans une boutique de cadeaux, où j’ai vu un petit livre, « Le Stretch Massage, le plaisir de s’étirer », de Joël Savatofski. 80 pages, dont la moitié était des photos. En regardant les photos, je me suis dit que ces étirements à deux seraient fort bénéfiques pour tous les élèves de karaté après la rigueur de leurs cours. Lire la suite »

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