Petit cours de droit: du neuf !
« MASSAGE », la fin du monopole Masseurs-Kinésithérapeutes Diplômés d’Etat.
par THIEU Olivier, diplômé du centre d’études des techniques financières et d’ingénierie à la Faculté d’AIX-MARSEILLES III et titulaire d’un MASTER II en droit et études européennes, option Sciences Criminelles à la faculté de droit Robert-Schuman de STRASBOURG.
et PRATICIEN EN MASSAGE BIEN-ETRE ! Lire la suite »
Un praticien MBE relaxé par le tribunal de St Etienne
30 déc 2009 | Yves Michel | Exemples de procès, Praticiens harcelés | 6 CommentairesCommuniqué de Presse 28 Décembre 2009 mis à jour avec les attendus du jugement 6 mars 2010 Y.M.
Société AHIMSA – L’École du Massage de Bien Être
Saint Etienne : Un Praticien en Massage de Bien Être gagne son procès contre l’ordre des kinés.
Gilles Brossard, Praticien en Massage de Bien Être, ancien élève de l’EMBE de St Etienne a été relaxé par le Tribunal de St Etienne ce 10 décembre 2009 suite à une plainte déposé contre lui par l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes de la Loire.
Récit d’un périple épuisant au pays de la sauvegarde des libertés individuelles. L’enjeu était de taille : « Préserver la liberté d’être touché par qui bon nous semble et surtout qui nous semble bon » dixit Joel Savatofski.
“Gilles BROSSARD, qui êtes vous et quelle est votre activité professionnelle ?”
Je suis un homme de 43 ans, père de famille, passionné par le bien être et le sens de la relation à l’autre, et sommes toute assez discret. J’ai toujours été attiré par le massage, sans avoir appris aucune technique, et il y a quelques années alors que je me morfondais depuis longtemps dans mon travail, mon entreprise dû licencier.
C’était l’occasion pour moi de changer de voie de mettre en route une reconversion professionnelle pour une activité plus épanouissante pour moi : le massage de bien-être… Je me suis donc renseigné sur le parcours envisageable, me garantissant le plus grand professionnalisme possible (formations, statut juridique, fiscalité, assurance…), je passais deux ans en formation à l’EMBE de St Etienne et finalement, je suis devenu praticien en massage de bien-être en m’installant à mon compte. J’ai réaménagé un espace détente à mon domicile ayant sa propre entrée indépendante où je propose principalement le massage californien et le massage aux pierres chaudes. Lire la suite »
Lettre ouverte d’un pr. Feldenkrais à l’ordre des kinés
24 juil 2009 | Yves Michel | Actions en cours, Démarches en cours, Praticien en MBE: une vraie profession ! | 2 Commentaires
Manosque, le 2 juin 2009
À CDOMK 04
Route de l’Hôte
04160 L’Escale
Copie : ORMK, ONMK, Madame la Ministre de la santé
Messieurs et chers collègues,
Avez-vous bien reçu ma lettre du 2 mars dernier? L’auriez-vous égarée? Me faudra-t-il vous en envoyer un exemplaire par courrier recommandé pour que vous preniez acte que mes propos ici ne sont pas de simple circonstance, ne sont pas divagation d’un esprit en peine?
Dérogeriez-vous à l’article R.4321-99 qui stipule : « Les masseurs-kinésithérapeutes entretiennent entre eux des rapports de bonne confraternité ».
En application d’un tel article que j’ai été contraint d’approuver, je vous réclame une réponse. Afin de vous faciliter la tâche et de vous éviter de fastidieuses recherches dans les arcanes de vos archives, je vous rappelle les termes de mon précédent courrier:
« Je vous prie de prendre le temps de m’excuser de n’avoir pas renvoyé ma déclaration d’engagement, suite à la publication du code de déontologie de la profession de Kinésithérapeute, plus tôt.
Il me semblait nécessaire, avant de signer un tel engagement, de lire attentivement ce document dans ses détails.
Je tiens à souligner d’entrée la difficulté à comprendre toutes les implications juridiques d’un code qui fait sans cesse référence à des articles L, sans en mentionner ni l’origine, ni permettre aux lecteurs de prendre connaissance de ces textes de référence. Il est vrai que nul n’est censé ignorer la loi, mais sa complexité fait que nous n’avons pas tous, comme livre de chevet, les ouvrages de droit aux quels vous faites référence.
Vous comprendrez aisément ma difficulté à signer un code qui fait référence à la fois à « ma liberté de pratiquer les actes que j’estime appropriés » (Art. R. 4321-59), et, d’autre part l’obligation qui m’est faite de m’interdire toute divulgation d’une nouvelle pratique insuffisamment éprouvée (Art. R. 4321-65), de n’assurer que des soins « fondés sur les données actuelles de la science » (Art. R.4321-80), d’élaborer mon « diagnostic » en m’aidant « dans toute la mesure du possible des méthodes scientifiques les mieux adaptées » (Art. R.4321-81).
Vous ne pouvez ignorer que, dans notre champ disciplinaire, très peu de recherche rigoureuses peuvent venir valider nos techniques pour la simple raison que si notre pratique devait relever d’une science, celle-ci ne pourrait être qu’une science humaine, soumise donc à une part d’empirisme. Dois-je vous avouer que cette volonté expresse de s’en référer aux uniques critères scientifiques alors que la science elle-même, dans des domaines qui nous touchent de près telles que les sciences cognitives, les neurosciences, la biologie, etc.… font de plus en plus état d’incertitudes quant à notre connaissance du vivant. Sans aller jusqu’à accuser de telles formulations de « scientisme », il est quotidien d’observer la fragilité des diagnostics et investigations menées, au nom de ces mêmes dogmes, car inscrits dans leur propre code de déontologie, par nos collègues médecins. A trop en référer à des « méthodes scientifiques » d’investigation, un bon diagnostic se doit d’être étayé par une multitude d’examens onéreux, le simple toucher, ou la subtile connaissance de la personne ne permettant plus à nos collègues la moindre crédibilité.
Vous n’êtes pas sans savoir non plus que les laboratoires de recherche susceptibles de s’intéresser à nos pratiques ne sont pas légions pour une bonne raison : la priorité est donnée à la recherche pharmaceutique.
Signer sans lire et sans vous demander d’éclairage, en la circonstance, serait accepter de vous voir contester ma pratique, qui sort, il est vrai, des sentiers académiques et conventionnels, puisque la plupart de mes « patients » (qui sont pour moi des « élèves ») viennent me voir du fait du bien être qu’eux-mêmes, ou des personnes de leur entourage, ont pu ressentir à ma proposition de ne plus travailler qu’avec, comme outil, la Méthode Feldenkrais d’éducation somatique.
Or cette méthode de travail, éprouvée en de multiples pays par la pratique de son fondateur, Moshé Feldenkrais dont les liens avec Boris Dolto et André de Sambucy étaient connus, et des praticiens, kinésithérapeute ou non, ne bénéficie, pour les raisons invoquées plus haut, dans l’espace francophone, d’aucune validation par une quelconque recherche « scientifique ».
Devrai-je, au nom des articles cités ci-dessus, ranger mes huit années d’expérience avec cette méthode au magasin des accessoires, dans l’attente qu’un hypothétique chercheur se penche sur ses qualités ? Devrai-je m’interdire d’exercer en mon âme et conscience avec une approche qui permet à mes élèves d’apprendre un usage d’eux-mêmes qui les rend capables de se soustraire aux difficultés aux quelles ils sont soumis dans leur exercice professionnel ou environnemental (ce qui serait, par ailleurs conforme à l’article R. 4321-90 de ce même code) ?
Vous comprendrez aisément ma difficulté. Je vous demande expressément donc, de me dire que la Méthode Feldenkrais fait bien partie de l’arsenal disponible pour les kinésithérapeutes, de m’autoriser à en poursuivre la pratique et de me permettre de mettre en place les recherches et publications nécessaires à l’approfondissement des connaissances qu’elle permet de délivrer dans le sens d’une éducation à la santé qui relève, si j’en juge ce même code, de nos missions.
Sans réponse expresse de la part de l’ordre départemental ou national, je devrai me considérer comme mis au ban de notre communauté professionnelle et donc envisager de quitter à la fois le secteur conventionnel et mon titre de kinésithérapeute.
Je tiens à vous signaler que, par soucis éthique, je me sens obligé d’informer mes « patients » de la présente, mon avenir, en ce qui concerne la possible prise en charge de leurs traitements dépendant bien évidemment de votre réponse.
En cas de réponse favorable de votre part, je me plierai alors à l’obligation formulée de vous soumettre tous les documents à visée d’information que je publierai, que ce soit mes articles comme les invitations à participer à des leçons collectives de Prise de Conscience par le Mouvement sous forme hebdomadaire ou de stages…
Je n’alourdirai pas d’avantage ma missive sinon par cette dernière remarque : en l’article R. 4321-98, il est stipulé que « les honoraires du masseur-kinésithérapeute sont déterminés avec tact et mesure, en tenant compte de la réglementation en vigueur, des actes dispensés ou de circonstances particulières. » Vous n’êtes pas sans ignorer que notre conventionnement nous interdit toute pratique de dépassement d’honoraire. Pourrez-vous m’expliquer quel tact et quel mesure justifie que l’acte individuel d’une durée de trois quart d’heures à une heure et la pratique intensive d’une kinésithérapie alignant les postes de rééducation soient payés au même tarif de 18,36€ en moyenne, le premier praticien étant condamné de fait à l’indigence de sa condition, le second pouvant se permettre vacances et sorties du fait du nombre d’actes multipliés ?
Je vous remercie des lumières que vous apporterez à mes observations. Il va de soit qu’une non réponse ne me permettant plus d’exercer dans les conditions actuelles, je me préparerai aux changements d’orientation que votre ordre m’aura imposé.
Dans l’attente, je vous prie d’agréer, Mesdames et Messieurs, chers collègues, l’expression de mes plus respectueuses salutations. »
Depuis, chaque instance de votre ordre me harcèle pour répondre à un questionnaire pseudo scientifique tendant à nous prouver que « l’honneur » (sic) de la profession passerait par la manière dont les uns ou les autres nous traiterions les lombalgies, les problèmes respiratoires et autres pathologies…
Invité le 23 janvier à Paris, à animer un atelier de présentation de la Méthode Feldenkrais (par ailleurs abordée dans les post-formations proposées à Bois-Larris), aux journées de la Société Française de Kinésithérapie, j’ai cru pouvoir espérer que la dimension humaine de notre travail, qui ne se limite pas à traiter des dos douloureux ou des poumons encombrés, mais à s’occuper de personnes en souffrances, serait encore d’actualité.
Je découvre avec effarement, dans le journal de l’ONMK, que cette société, sous les applaudissements, s’est aujourd’hui transformée en « Société française de physiothérapie », avec la bénédiction de notre ordre, si prompt à défendre « l’honneur » (resic) de la profession…
L’honneur ne se défend pas, Messieurs, il est, ou il n’est pas. On ne peut organiser les choses sous l’unique angle des poursuites judiciaires, contre les pratiquants du massage de bien être, contre les confrères récalcitrants à obtempérer en adhérent à votre institution, sans que l’honneur de la profession ne soit, déjà, remis en question. Nous sommes un certain nombre à penser que votre présence était inutile et ne ferait qu’ajouter un échelon administratif de plus à notre pratique qui n’en avait nullement besoin. Le déroulement des choses vient nous conforter dans cette opinion…
Comment, en effet, pourrez vous m’expliquer que j’ai pu travailler 28 ans dans ce métier sans avoir d’autre démarche gratuite à faire que m’inscrire à la DDASS de mon département, et qu’aujourd’hui, pour faire le même métier, il me faille débourser, chaque année, 280€ auprès d’un organisme dont le glissement progressif vers un appauvrissement de notre travail, réduit à la physiothérapie, est patent…
L’honneur de la profession passerait-il par la mise aux oubliettes de tous ceux, nombreux, qui osent encore croire en ce métier, et ont une pratique individualisée (quasiment non rémunérée), tels les méziéristes, praticiens Feldenkrais et autres spécialités dont la ressource humaine est notoire?
Le jour où vous ne serez plus que l’ordre des physiothérapeutes, comment justifierez vous notre présence dans vos rangs? Par un honneur qui oublie sans état d’âme et livre à leur triste sort une frange non négligeable de praticiens? Ou par la seule lucrativité de notre présence, ce qui serait contraire à l’article R.4321-67 de notre code de déontologie (« La masso-kinésithérapie ne doit pas être pratiquée comme un commerce… »?
Je demande à Madame la Ministre de la santé, qui recevra copie de ce courrier, de prendre les mesures nécessaires à faire cesser le trouble occasionné à la profession par un ordre désuet et inutile.
Bien entendu, je n’aurai pas les moyens de poursuivre ma démarche, y compris sous les formes judiciaires qui devraient s’imposer devant un tel comportement. Je rappellerai simplement que la « confraternité » en vogue dans vos rangs nous laissait la possibilité de payer notre cotisation en six mensualités. Mes finances étant fort peu reluisantes, j’ai demandé cette facilité. Quelle ne fut pas ma surprise de voir arriver trois prélèvements successifs de ma cotisation, sans tenir compte de l’étalement demandé: vous parlez d’honneur et de confraternité?
Et comme ma précédente lettre est restée sans suite, qu’il semble qu’il vous faille l’épreuve de force pour sortir de votre triste réserve, je décide de rendre publique celle-ci, sur mon blog (www.conscience-en-mouvement.com), en l’envoyant à la presse locale et en la diffusant de telle sorte qu’elle puisse avoir la plus grande audience possible…
En espérant que cette publicité sur la vraie nature de votre institution vous fera sortir de votre pesant silence…
Xavier Lainé
Kinésithérapeute DE 1981
Praticien certifié de la Méthode Feldenkrais.
Témoignage de résistance en Alsace: gagné !
5 mai 2009 | Yves Michel | Praticien en MBE: une vraie profession !, Praticiens harcelés, Témoignages | 10 CommentairesEn Mai 2008, j’ai participé à la « Journée Sports d’Eau » chez Decathlon à Wittenheim (Haut-Rhin), en proposant le massage assis afin de le faire connaître et de le développer dans ma région.
Trois fois, au courant de cette journée, pendant mon travail et en présence de clients qui attendaient leur tour, j’ai été attaquée, insultée, diffamée par des kinés (2 hommes et une femme), qui arrivèrent un le matin, un autre l’après-midi et le troisième le soir, m’accusant de pratiquer de façon illégale la kinésithérapie en raison de mon pannau publicitaire portant les termes de « Massothérapeute diplômée aux Etats-Unis » et me disant que je n’avais pas le droit de faire de publicité et que je devais immédiatement arrêter mon activité. Leur opération « commando » était apparemment très bien organisée tout au long de la journée et dans un seul but : l’intimidation et l’acharnement. Lire la suite »
J’ai 20ans et je suis étudiante en kiné
28 avr 2009 | Samir Saliba | Différences massage médical et massages bien-être, Témoignages | 6 CommentairesBonjour! J’ai 20ans et je suis étudiante en kiné.Mes deux parents pratiquent en dehors de leur travail de base le massage bien-être. Je voulais juste préciser quelques points en tout cas avec le peu de choses que je connais, du haut de mes 20ans:
- La plupart des kinés sont contre l’ordre(pour diverses raisons que je ne connais pas toutes)Alors ne faites pas trop de généralités
- Le métier de kiné est un magnifique métier et selon moi son atout principal est sa diversité (en tout cas c’est ca qui m’a attirée)Et comme une des personne qui a laissé un message le fait remarquer on perd progressivement nos domaines(gym, massage,…)Bientôt on aura plus que l’hôpital si on ne se défend pas…
- On nous apprend quelques techniques de massage bien être a l’école parmis tout ce qu’on nous apprend, après c’est a la charge de chaque kiné de vouloir se spécialiser ou non la dedans ou dans un autre domaine.L’évantail de domaine est tellement large que forcément vous avez l’impression qu’on ne masse pas.Mais c’est peut être du au fait que les medecins ne vous préscriveront jamais 10séances de kiné (pour massage) si vous êtes “simplement” stresser, et un kiné est en exercice illégal s’il agit sans prescription,alor on est coincé sur ce plan la. Et les médecins sont coincés parce que toute prescription coûte de l’argent a la SECU et ca on évite!!
Alors ce n’est pas forcément par choix personnel que l’on ne fait pas de massage bien être.
- Et même si le massage bien être que vous pouvez faire est bien différent du massage thérapeutique que nous pouvons faire il y a quand même des notions que peut être vous ne connaissez pas.Je n’ai aucune idée de la complexité de vos formations, je ne sais pas si vous avez un peu d’anatomie ou de pathologie.Ne serai ce que les contres indications,par exemple:savoir reconnaitre des signes de phlébites pour que quand vous masserez les mollets de la personne en remontant jusqu’aux cuisses et que si vous appuyer juste assez fort et juste sur le trajet veineux ca peut se terminer en embolie pulmonaire, urgence et peut être mort.
Certes c’est un tableau dramatique rempli de peut être mais bon vous ne massez pas que des personnes de 40ans sans problèmes de santé quelconques alors on ne sait jamais.
- J’espère quand même qu’une cohabitation est possible en définissant les limites de chaque professions, pour ne pas tuer les kiné quand même…
Au revoir.
REPONSE: bonjour mademoiselle,merci beaucoup pour votre témoignage direct. La FFMBE pourra vous rassurer sur la qualité des formations de ses écoles adhérentes. De mon côté, je vous redis que oui, nous souhaitons tous une cohabitation paisible en distinguant bien les massages thérapeutiques et les massages bien-être ! Et vous le verrez dans la plupart des commentaires. Ce n’est pas nous qui faisons la guerre, c’est certains kinés ! Alors encouragez vos confrères à signer notre pétition, ainsi chacun travaillera en paix ! Yves MICHEL
Exemples de procès
30 mar 2009 | Yves Michel | Exemples de procès, Praticiens harcelés | 5 CommentairesDes procès ? Quels procès ?…
A ce jour, il y a très peu de procès recensés. Cela peut paraître surprenant, mais en fait le fameux “Ordre des masseurs- kinésithérapeutes”, créé il y a seulement deux ans, et très contesté au sein même de la profession, sait bien que la justice ne lui sourira pas, ainsi que la jurisprudence en atteste.
Il s’agit bien d’une campagne d’intimidation !
Le procès emblématique de ce sujet, est celui intenté à Joël Savatofski, à l’origine par le syndicat des kinésithérapeutes de la Côte d’Or, puis repris par “l’Ordre”.
Or Joël Savatofski a gagné en première instance, puis en appel, et même en cassation où l’Ordre a été débouté. Donc victoire sur toute la ligne ! Tous les détails, très instructifs sont narrés dans son livre L’Affaire Massage Bien-Etre (éditions Yves MICHEL).
Donc on peut affirmer que l’attitude de “l’Ordre” est “mauvais joueur”. Elle répond probablement à bien d’autres motivations que la santé publique, nous vous laissons émettre vos hypothèses…
Heureusement, de très nombreux kinésithérapeutes, d’esprit ouvert et en phase avec leur époque et le sens de l’histoire, soutiennent notre démarche et se forment aux massages bien-être: bienvenue à eux de témoigner ici.
Par conséquent, nous appelons tous les praticiens en massages bien-être à oser s’afficher, et à bien utiliser ce terme, sans se cacher ni devoir biaiser par des termes ersatz comme “modelage” !
Yves MICHEL
Voici un autre exemple de procès emblématique: lisez attentivement les attendus et la décision du juge !
Ca se passe dans les Deux Sèvres (téléchargement en .pdf, cliquez sur le nom) : Jean-Marc Perrier
Déclaration des droits et des bienfaits du toucher
30 mar 2009 | Samir Saliba | Déclaration droits et bienfaits du toucher | 1 CommentairePour le droit de chaque individu d’être touché / massé par qui bon lui semble et qui lui semble bon !
Il y a plus de 25 ans nous étions des précurseurs en entreprenant une recherche sur les bienfaits du toucher et l’aide que peuvent apporter différentes pratiques de massage en dehors de toute optique de soins médicaux ou paramédicaux. Sur ce sujet nos livres étaient les seuls présents dans les librairies et les séminaires que nous assurions s’adressaient à un public confidentiel. Il n’existait alors aucune autre pratique de massage ayant pour but le bien-être, l’équilibre et l’épanouissement personnel. Durant des années, nous avons expérimenté, pratiqué, enseigné et enregistré des résultats plus que prometteurs. Progressivement, en même temps que se développaient dans notre société un désir de liberté du corps, un besoin d’expression de soi et la conscience d’une unité corps-esprit, de plus en plus de personnes nous ont fait confiance.
C’est sans doute aussi parce qu’on assiste à un éloignement de l’humain, dans nos rapports quotidiens, dans notre travail, dans nos enseignements et paradoxalement même dans le milieu médical.
Aujourd’hui nous nous réjouissons de constater que ce travail, et celui de toutes les personnes qui nous rejoints par la suite, a porté ses fruits. Le toucher et le massage en tant que pratique de bien-être et d’épanouissement trouvent de plus en plus d’écho en France. Des dizaines de livres ont été publiés sur ce thème, les articles consacrés au massage abondent dans les magazines et on ne compte plus les différentes approches proposées au public. Le nombre de personnes qui les pratiquent est en constante augmentation tout comme le nombre de ceux qui en bénéficient, les apprécient et en constatent les bienfaits. Pourtant, ces personnes se heurtent encore à de nombreuses réticences, préjugés et restrictions (voir subissent de véritables obstructions dans l’exercice légal de leur travail de la part de corporatismes d’un autre âge) qui résultent souvent d’une méconnaissance de leur pratique et de la difficulté à l’établir dans le contexte social.
Pour que cette activité trouve sa place socialement et pour conforter l’intérêt que lui porte le public, en faisant appel à notre expérience, nous tenons à réaffirmer les principes suivants :
- le toucher appartient au patrimoine de l’humanité
En tant qu’expression d’un besoin d’interaction, le toucher est un moyen de communication naturel, essentiel et fondamental présent dans toutes les civilisations depuis l’aube des temps. Le droit de toucher l’autre s’appuie sur la nécessité et la liberté d’établir des relations entre être humains. Toute communauté humaine, toute culture se fonde sur des interactions interpersonnelles et collectives dont le toucher fait partie au même titre que le regard, l’écoute ou le langage. De nombreux rituels culturels de reconnaissance, de partage, de célébration font appel au toucher. Le droit de toucher une personne consentante pour créer, maintenir, enrichir une relation est un droit de naissance pour tout être humain.
- Le toucher est un besoin social
Le toucher crée, manifeste et entretient le lien social. Il symbolise la fraternité et l’entente. Il contribue à l’acceptation et à la valorisation de l’autre, concourt aux échanges intimes, familiaux et communautaires et même aujourd’hui professionnels. L’évolution de notre société de plus en plus technique et de plus en plus virtuelle, le relâchement des liens sociaux traditionnels amènent de plus en plus de personnes à vivre dans la solitude, l’isolement, la marginalité, la frustration de contact corporels. Le droit de toucher une personne consentante pour lui manifester de la solidarité, du soutien, du réconfort, de la reconnaissance, de la sollicitude, de la présence, de l’aide, du soulagement est un acquis démocratique qui contribue à un devoir citoyen pour une société plus fraternelle et solidaire.
- Le toucher contribue au bien-être physique
L’impact sensoriel d’un contact attentionné par le toucher est nécessaire et bénéfique pour le corps. Les enfants privés de toucher présentent des retards de socialisation, d’apprentissage et de développement physique. Un toucher attentionné et bienveillant contribue à une détente, à une récupération et à une sollicitation du corps qui ne peuvent être que profitables pour la santé individuelle et qui entre parfaitement dans le cadre de la politique de la Santé Publique. Alors que chacun s’accorde à dire que de nombreux troubles physiques sont aussi liés à des conditions de vie stressantes et que les français sont les plus gros consommateurs au monde de tranquillisants, le toucher et son corollaire, le massage, en tant qu’outils de détente, de récupération, de prévention et de sollicitation corporelle s’offrent comme une alternative pour un mieux-être corporel.
- Le toucher participe à l’équilibre personnel
Sur un plan psychologique, l’importance de la mise en œuvre d’un toucher réconfortant, rassurant et apaisant est de plus admise auprès des femmes enceintes, pour les soins aux jeunes enfants ainsi qu’avec les personnes âgées et naturellement dans l’accompagnement en fin de vie. Le toucher engendre une meilleure conscience, une plus grande écoute du corps, de soi et de ses besoins et participe ainsi à un équilibre intérieur global. Nombre de nos contemporains ont souffert d’un déficit en quantité et/ou en qualité de contacts corporels (si ce n’est de vécus abusifs) qui les handicape dans leur confiance en eux, leur élan de vie et leurs projets personnels. La mise en œuvre dans une relation d’aide d’un toucher attentionné et réparateur permet à celui qui le reçoit de maintenir son équilibre personnel et de mieux gérer sa vie, en particulier pour les personnes traversant des situations difficiles.
- Le toucher favorise l’épanouissement relationnel
Dans les relations humaines, le toucher est un mode essentiel de communication non verbale qui favorise l’expression et le partage des sentiments mais aussi renvoie à l’intimité, au respect et au territoire de chacun. Au moment où hommes et femmes, parents et enfants redéfinissent leur place mutuelle et se plaignent conjointement de liens d’affection et de compréhension mutuelle insatisfaisants, le vécu du toucher favorise la perception et l’acquisition de valeurs relationnelles essentielles telles l’attention à l’autre et à son corps, la prévenance, la confiance mutuelle, l’intégrité et le respect. En tant qu’apprentissage de ces valeurs et facilitateur de l’expression, la pratique du toucher et du massage en dehors de toute visée médicale ou paramédicale contribue à l’instauration de modes relationnels plus satisfaisants et maintiennent une solidarité ; on découvre tous les jours de nouvelles applications dans tous les domaines, école, milieu artistique, entreprise, hôpitaux,
Au fil des années, des milliers de personnes sont “passés entre nos mains” et entre celles de nos élèves. L’immense majorité de ces personnes se sont senties mieux dans leur corps, plus confiantes en elles-mêmes, plus ouvertes aux autres. Elles ont témoigné des bienfaits du toucher et de l’amélioration de leur vie personnelle et relationnelle.
En cette période où beaucoup de nos concitoyens recherchent des moyens de se sentir mieux dans leur corps, dans leur tête et dans leur vie, nous croyons fermement que la pratique du toucher et du massage en tant qu’outils de bien-être, d’équilibre personnel, d’épanouissement relationnel, d’apprentissage d’un mieux vivre et de soutien socioculturel est un élément de réponse non négligeable(1).
(1) Une étude (2004) menée par l’IFJS, sur vingt années de pratique du toucher-massage et sur plus de dix mille témoignages, confirme tous les bienfaits et bénéfices de cette pratique.
A côté et en complémentarité d’autres disciplines médicales, paramédicales (qui se sont hyper spécialisées) ou psychologiques, nous invitons toute personne, et les pouvoirs publics, à l’acceptation et à la reconnaissance des droits et des bienfaits du toucher ainsi qu’à la reconnaissance et à l’inscription dans le cadre social des pratiques qui permettent la mise en œuvre de ces droits et de ces bienfaits.
En complément, peut-être serait-il utile de dire que cette pratique contribue aussi à diminuer le déficit de la sécurité sociale (les assurances de pays étrangers commencent à prendre en compte ce phénomène en remboursant certaines prestations de “massage bien-être”) ?
Enfin, ces nouveaux “praticiens de bien-être” permettraient de nombreuses créations d’emplois de “service à la personne” de voir le jour très rapidement. Ils répondraient ainsi aux objectifs de la toute nouvelle Agence Nationale du “service à la personne” (Notamment pour les chômeurs longue durée, de sortir de la précarité , de retrouver l’estime de soi et une dignité car la nature profondément humaniste de cette pratique permet en effet de redonner, une valorisation, un goût de soi même et un sens au “travail retrouvé” à ces personnes).
Texte de J.L Abrassard,
Co-signé Claude Camilli, Guy Largier, Joël Savatofski




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